Rondo finale

Nous voici donc rendus à la fin du concerto sur l'organisation de l'entreprise. Nous avons introduit le premier thème, celui de la liberté, d'un air gai, allègre, en jouant les trois phrases musicales qui le composent sur les notes de la vérité, de l'humilité et de la fidélité. Le chef d'orchestre y a manié sa baguette avec passion, se faisant ainsi le libérateur, déliant les peurs, pour laisser s'exprimer les talents et les intentions.

L'adagio, le second mouvement plus à l'aise, joué avec la grâce, chantait un hymne à la découverte. Le chef révélateur a écouté attentivement le son de chacun des instruments de ses musiciens et, en leur révélant leurs forces, il les a conduits à défier le train-train et à prendre la route de l'inattendu, à poursuivre la quête de la réussite de leur entreprise et de leur vie.

Enfin, en prenant son air d'aller, l'équipage peut se mettre en chemin au rythme de l'andante. C'est alors que se renouent les complicités créatrices par l'entremise du chef médiateur qui délie et allie les hommes libres marchant dans le même sens. Les gens vont et viennent, les mains se touchent, les choses évoluent, les âmes se comprennent avec respect, et la joie se propage à la ronde. L'entreprise a pris ou a repris vie, et le chef qui l'a organisée, qui l'a dotée de ses organes vitaux, peut se fondre dans la foule, parmi les autres, comme un serviteur du bonheur humain.

Avec ce concerto sur l'organisation, s'achève la deuxième partie de ce livre sur l'art de diriger que nous avions commencé avec la prévision. Il nous reste, pour conclure, à fermer la boucle du cycle de la gestion avec la suite, une troisième et dernière partie intitulée : contrôler.


Suite : Contrôler.

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ŠAlbert Davoine (1997)