Albert Davoine. Cours de communication. Guide et exemples de réflexions personnelles.
Le but du cours est de nous sentir plus compétents dans l'art de communiquer. Il faut donc prendre un temps d'arrêt pour réfléchir et prendre conscience de ce que cela nous a apporté personnellement. Obtenir les crédits pour un cours est une bonne chose, mais réussir à intégrer une formation de façon à nous rendre plus humains, et plus humanisants pour les autres, c'est donner du sens à nos études, et à notre vie.
Nous avons appris que les changements d'attitude passaient par ces trois niveaux : cognitif, émotif et comportemental. À la suite de chaque cours, dactylographiez sur une page maximum votre réflexion personnelle, en trois paragraphes :
1. Au niveau cognitif (ce que j'ai appris, découvert) : les notions, les idées, les théories que vous considérez comme intéressantes, nouvelles ou importantes à retenir.
2. Au niveau émotif (ce qui m'a touché, sensibilisé) : comment vous vous sentez ou réagissez par rapport aux cas qui ont été discutés en classe. Ce que le cours vous a appris sur vous-même, sur votre façon de communiquer.
3. Au niveau comportemental (ce que je peux faire ou changer) : quel truc, quels outils trouvez-vous utiles pour améliorer vos communications quotidiennes au travail ou en famille.
Apportez votre travail au début du cours suivant.
Voici deux exemples de belles réflexions faites à la suite du cours sur la communication.
Prénom Nom
Cours de communication FCI-H2009, professeur Albert Davoine.
Réflexion sur le séminaire CH 03
Date
1- J'ai appris que le processus de communication, qui se fait de l'émetteur au récepteur, doit tenir compte de certains facteurs comme :
- Le contexte : être sur la même longueur d'onde et avoir choisi le bon
moment.
- Le codage et le décodage : les mots peuvent signifier autre chose pour le
récepteur.
- Les bruits qui peuvent nuire à la compréhension ou au décodage du message.
Ces bruits peuvent être des gens qui parlent, la fatigue du
récepteur, une barrière physique comme des lunettes de soleil, etc.
- L'écoute, qui doit être active c'est à dire qu'on valide notre écoute par des
signes verbaux ou non verbaux.
On peut par exemple répéter le message de l'émetteur.
- La rétroaction : c'est l'observation de l'attitude ou des réponses du
récepteur qui nous donnent des indications sur la compréhension
ou la non compréhension du message.
J'ai aussi appris que l'exercice du pouvoir dans la communication passe par
différents rôles :
- Dominant à Dominant (ouch!)
- Dominant à Soumis (pas très productif)
- Égal à Égal (mon préféré)
- Soumis à Soumis (communication sûrement très courte!)
2- Je suis très sensibilisé au problème des "bruits" dans la
communication. Je sais très bien qu'il y a certains moments de la journée, comme
certaines situations ou dialoguer avec une personne ne servirait à rien car elle
n'a pas la capacité de "décoder" le message que je voudrais lui envoyer. Il est
préférable d'attendre et de choisir un moment plus propice qui lui permettra non
seulement d'entendre mais aussi de comprendre notre conversation.
3- J'ai beaucoup apprécié la visite du père de Marie-Pierre. Visiblement, c'est
de lui qu'elle tient cette facilité d'expression dont elle a d’ailleurs fait la
démonstration aujourd'hui. Véronique était très adéquate aussi et son cas était
très intéressant. Elle a l'air plus réservée, mais elle sait visiblement très
bien où elle s'en va.
S'il y a un truc que j'ai retenu dans le cours c'est probablement que, peu
importe le type de personne à qui on s'adresse, il y a toujours un moyen de
s'adapter et de faire passer son message, et c'est ce qui est, au fond, le plus
important.
Prénom Nom
Cours de communication FCI-H2009, professeur Albert Davoine.
Réflexion sur le séminaire CH 03
Date
1- Le cours d'aujourd'hui m'a permis d'approfondir mes connaissances sur le
processus de la communication en voyant les éléments qui le composent. J'ai
appris que plusieurs éléments comme les bruits auditifs, les lunettes de soleil
peuvent avoir des effets négatifs sur le récepteur. De plus, j'ai compris
l'importance du contexte lors d'une discussion si on veut que notre message soit
bien compris. J'ai aussi pris connaissance que dans une discussion, il y a
habituellement une position de pouvoir et une de soumission.
2- Ce séminaire m'a fait voir que vouloir faire passer un message n'est pas
aussi facile que nous le pensons. À l'avenir, je serais capable de réagir
différemment envers quelqu'un qui ne m'écoute pas quand je lui parle puisque je
suis maintenant consciente que plusieurs choses peuvent faire obstacle à la
compréhension. Avant, j'avais tendance à me fâcher et à le faire savoir à
l'autre, parce que je ne prenais pas l'autre totalement en considération. Pour
moi, l'autre personne n'avait qu'à m'écouter et je ne comprenais pas pourquoi
cela pouvait être difficile pour elle.
3- Les différents trucs que Marie-Pierre et Véronique ont mentionnés me seront
très utiles. Par exemple, je ne pratiquais jamais l'écoute active et je trouve
que c'est le meilleur outil pour être certain de comprendre le message. Je
trouve aussi que le fait de remettre à plus tard une discussion quand l'autre
n'est pas en position de nous écouter est un truc important pour moi. Le fait de
faire cela pourra m'éviter de me fâcher contre l'autre et donc de garder une
meilleure relation avec cette personne.