Albert Davoine - Archives du journal  - Septième année- 2005


Le samedi 17 décembre 2005. Marc Favreau.
C’est pour dire par exemple, que... la Terre, c’est comme une pomme: elle est ronde, la Terre. Sauf qu’elle, elle a pas de queue; c’est pas grave, ça, sauf qu’on peut jamais savoir quand elle est contente. Donc elle tourne, mais le monde lui, il tourne pas, il tourne pas rond. Le monde, ils restent à la même place, donc il y en a qui ont le dessus, c’est les États munis. Les autres, ils ont la tête en bas; mais ils restent là quand même parce qu’ils sont fiers, ça c’est le fier-monde.
Sol. | Citations.

Le samedi 26 novembre 2005. Pour toi, mon amour.
Je suis allé au marché aux oiseaux
Et j'ai acheté des oiseaux
Pour toi
Mon amour
Je suis allé au marché aux fleurs
Et j'ai acheté des fleurs
Pour toi
Mon amour
Je suis allé au marché à la ferraille
Et j'ai acheté des chaînes
De lourdes chaînes
Pour toi
Mon amour
Et je suis allé au marché aux esclaves
Et je t'ai cherchée
Mais je ne t'ai pas trouvée
Mon amour
Hommage à Jacques Prévert

Le lundi 21 novembre 2005. Pas de pays sans paysans !
L'agriculture est en crise partout sur la planète. Le Québec et le Canada n'y échappent pas. Les grandes multinationales de l'agro-industrie contrôlent largement ce qui se retrouve au quotidien dans nos assiettes, mais à quel prix? Dans Pas de pays sans paysans, des agriculteurs, médecins et scientifiques osent dénoncer publiquement les dérives de l'agriculture industrielle. Ils en révèlent les effets pervers à long terme sur la santé publique et la qualité de l'environnement. Au- delà du constat, ce documentaire tourné dans les campagnes du Québec, de l'Ouest canadien, du Vermont et de la France va à la rencontre d'agriculteurs et de citoyens qui sentent l'urgence d'agir. Ils proposent une autre vision de l'agriculture. Ils nous démontrent qu'on peut encore renverser la vapeur et qu'il est possible de cultiver et de produire autrement. Ce documentaire engagé tisse pour une rare fois les liens entre des enjeux qui se retrouvent périodiquement à la une de nos médias : mondialisation de l'agriculture; disparition des fermes familiales; mégaporcheries; déforestation sans freins; non protection des milieux humides; augmentation de maladies liées à l'utilisation de pesticides, d'herbicides et à la pollution; introduction des cultures OGM sans études valables sur leur innocuité. Pas de pays sans paysans contribuera sans aucun doute à raviver le débat sur nos choix de société.
Pas de pays sans paysans est produit par Les Productions du Rapide-Blanc en coproduction avec l'Office national du film du Canada.
Les premiers jours de projection en salle sont très importants pour la sortie en salle d'un film documentaire.
Nous vous invitons donc à aller assister aux projections de PAS DE PAYS SANS PAYSANS, dont l'horaire est annoncé plus bas.
Ève Lamont, réalisatrice et Nicole Hubert & Sylvie Van Brabant, productrices FILMS DU RAPIDE-BLANC INC.
Présentations en salle :
Cinéma Ex-Centris à Montréal du 18 novembre au 1er décembre à 17 h 00 et 21 h 20
Cinéma Le Clap à Québec du 25 novembre au 1er décembre 17 h 30
La Maison du Cinéma à Sherbrooke du 25 novembre au 1er décembre 2005.

Le mercredi 2 novembre 2005. Bon anniversaire, Émilie !
Volontaire et déterminée, Emilie est une partenaire de choix.
Développant une énergie exceptionnelle, elle rayonnera au sein de votre foyer.
Fidèle en amour comme en amitié, Emilie sera toujours là pour porter secours à son entourage.
L'Internaute : le prénom Émilie.
Du grec haimulos, "rusé" ou du latin aemulus, "qui rivalise".
Attentive, généreuse, intuitive, elle aime s'entourer d'enfants.
Idéaliste et courageuse, elle manifeste un penchant pour les bonheurs paisibles.
aufeminin.ca : prénom : Émilie.

Le jeudi 27 octobre 2005. Avec et sans amour et Randonneur et rêveur.
Vous êtes cordialement invité aux lancements du double recueil de poèmes de Jean-Pierre Coljon qui auront lieu
à Montréal, le jeudi 27 octobre à 17 h à la Butte St-Jacques/Le Vauquelin, 52, St-Jacques Ouest.
ainsi qu'à un récital de poésie de ce poète belgo-québécois qui aura lieu
à Québec, le samedi 3 décembre 2005 dès 20 h
à la salle de spectacles L'INTENDANT (10, Des-Vaisseaux-Du-Roi - face à la Gare du Palais)
Les Productions Joe Nonante.

Le vendredi 21 octobre 2005. Pour un Québec lucide ?
J'en ai marre, marre, marre. Rarement ai-je été aussi en colère que ce matin, en lisant le manifeste Pour un Québec lucide. Lucidité, lucidité. La vraie lucidité ne serait-elle pas plutôt de se lever enfin et de voir clairement que la richesse est là, qu'elle existe, mais que la très grande majorité de la population ne peut pas en profiter?
Je suis en colère de voir qu'on me fait la leçon, qu'on me demande d'être lucide, alors que la lucidité, je l'ai en pleine face à chaque jour dans mes comptes, dans mon pouvoir d'achat réduit à son minimum, dans mes dettes, et, oui, je me compare, je me compare à qui me fait la leçon et je me dis : mais pourquoi ne parlent-ils pas d'abolition de paradis fiscaux, de profits d'entreprises et de banques, de subventions, de grandes sociétés, d'actionnaires ou tout simplement de partage de richesse ?
Marie-Hélène Fournier, Le Devoir.

Le samedi 8 octobre 2005. DuBus, caricaturiste dégagé.
La caricature peut évidemment être interprétée comme un acte politique. Pour ma part, je n'ai pas de message politique. Je ne suis pas un dessinateur engagé, mais plutôt un dessinateur dégagé. Ma meilleure place est d'être au balcon. La caricature est un acte de défoulement, comme quand on se moque de ses profs pour faire rigoler ses copains. Ça ne veut pas dire qu'on n'a pas de respect pour ses professeurs. Au final, oui, il y a une prise de position, mais j'évite de faire passer dans mon travail les idées politiques que je peux avoir en privé. Quand les deux interfèrent et que j'ai un avis tranché sur une question, je fais un mauvais dessin parce que je m'implique. Avant tout, je préfère le dessin défoulement, qui véhicule une bête blague. Le but de tout cela est de faire sourire, au mieux de faire rire. Et si ça peut faire réfléchir en plus, c'est la cerise sur le gâteau.
Entrevue de Vincent Braun dans LaLibre.be. | www.dubus.info

Le jeudi 6 octobre 2005. Humblart.
Anne Percin, ma compagne de toujours de Spielberger, vient d'ouvrir Humblart, son premier site internet.
Humblart contient pêle-mêle photos involontaires, journaux de bord, agendas, recettes, listes, graffitis, matières scannées, dessins d'enfants, panneaux...
Humblart se réclame de Dada, Humblart est susceptible d'intéresser à peu près tout le monde.
« Les éternueurs d'art sont irrécupérables », nous dit Anne. Alors si vous êtes de ceux-là, une visite s'impose.
Humblart.free.fr

Le lundi 3 octobre 2005. Parole de Djinn ouvre ses portes à Namur en Belgique.
Si vous conservez au plus profond de vous une place pour l'émerveillement, Parole de Djinn est fait pour vous.
Dans un espace commercial, situé en plein centre de Namur, venez redécouvrir la féerie des pays imaginaires grâce à une sélection originale d'objets aux pouvoirs évocateurs. Le monde des 1001 nuits vous tiendra lieu de sésame. Et vous serez baigné progressivement dans le milieu de tous les possibles.
www.parole-de-djinn.com

Le mardi 27 septembre 2005. La bonté.
Vivre en soi, ce n'est rien ; il faut vivre en autrui.
A qui puis-je être utile et agréable, aujourd'hui ?
Voilà, chaque matin, ce qu'il faudrait se dire.
Et, le soir, quand des cieux la clarté se retire,
heureux à qui son coeur tout bas a répondu :
"Ce jour qui va finir, je ne l'ai pas perdu.
Grâce à mes soins, j'ai vu, sur une face humaine,
la trace d'un plaisir ou l'oubli d'une peine".
Anonyme. Lu sur www.bonheurpourtous.com

Le lundi 26 septembre 2005. L'homme se choisit.
Quand nous disons que l'homme se choisit, nous entendons que chacun d'entre nous se choisit, mais par là nous voulons dire aussi qu'en se choisissant il choisit tous les hommes. En effet, il n'est pas un de nos actes qui, en créant l'homme que nous voulons être, ne crée en même temps une image de l'homme tel que nous estimons qu'il doit être. Choisir d'être ceci ou cela, c'est affirmer en même temps la valeur de ce que nous choisissons, car nous ne pouvons jamais choisir le mal; ce que nous choisissons, c'est toujours le bien, et rien ne peut être bon pour nous sans l'être pour tous.
Jean-Paul Sartre : L'Existentialisme est un humanisme (Texte intégral .doc)

Le samedi 24 septembre 2005. Questions.
Comment réagir devant tant de gens qui refusent désormais de juger une personne publique à ses actes afin, suppose-t-on, qu'on leur rende éventuellement la pareille, créant par le fait même un nouveau concept, celui de l'impunité à tout prix ?
... Toute cette histoire, encore une fois, nous renvoie à nos démons, nos faiblesses et surtout notre désarroi lorsqu'il s'agit d'établir des règles éthiques. À vrai dire, l'on constate une réticence non seulement à juger mais à évaluer, à hiérarchiser et en fin de compte à condamner, sauf en matière de crimes crapuleux ou dans les domaines recouverts par la rectitude politique.
Denise Bombardier dans Le Devoir.

Le vendredi 23 septembre 2005. Leçon d'humilité et de respect.
Je suis un être unique et merveilleux.
Répétez : je suis un être unique et merveilleux.
Répétez encore : je suis un être unique et merveilleux.
Et répétez cela des milliards de fois en pensant que chaque être humain est un être unique et merveilleux.
D'après Albert Jacquard entendu à Radio-Canada.

Le lundi 19 septembre 2005. Tolerance.ca amorce sa troisième année de parution.
* Michaëlle Jean, première femme noire nommée chef d'État du Canada.
* Excision : le reportage d'un Québécois remporte le prix Daniel Pearl.
«Quand Fatoumata Diallo a choisi de devenir exciseuse, la profession était prestigieuse.
Elle se voyait comme une purificatrice de jeunes filles avant leur mariage. Cette pureté pouvait amener une promotion sociale
pour des jeunes filles pauvres», raconte Louis-Etienne Vigneault-Dubois, étudiant en journalisme à l'Institut des études politiques de Paris et lauréat
du prix Daniel Pearl.
* Chinatown blues par Valérie Martin.
La communauté chinoise, l’une des plus anciennes communautés ethniques de Montréal, reste encore un mystère pour le citoyen moyen.
Les Chinois forment pourtant la plus forte population immigrante du Canada. Tolerance.ca vous convie à un voyage au coeur d’une communauté
discrète et méconnue.
* La psychose, cette envahissante étrangeté par Dr Marc-Alain Wolf, membre de Tolerance.ca et auteur de Dialogue avec le sujet psychotique
qui paraît ces jours-ci chez Triptyque.
* Retour en Tunisie par Yvan Cliche, membre de Tolerance.ca
* I am English Canadian par Charles Blattberg, professeur, Université de Montréal.
À lire sur Tolerance.ca

Le vendredi 16 septembre 2005.
Le cynisme est une faiblesse de l'intelligence : quand tu ne connais pas quelque chose, tu t'en moques.
Benoît Lacroix, cité par Josée Blanchette dans Le Devoir.

Le jeudi 8 septembre 2005.
Ce qui est simple est faux. Ce qui est compliqué est inutile.
Paul Valéry.

Le mercredi 7 septembre 2005. Le travail accompli.
Notre premier patron, un ancien officier de la Royal Canadian Air Force, nous avait communiqué un des textes les plus concis et les plus pratiques qu'il nous ait été donné de lire sur le management. Ce mémorandum interne du Pentagone était daté de 1944 et intitulé "Completed Staff Work". En voici la traduction...
1. Le travail accompli c'est l'analyse d'un problème et la présentation de la solution par l'officier ou la personne responsable, de manière telle que tout ce qu'il reste à faire par le chef est d'approuver ou de désapprouver la décision ou le plan d'action dans son ensemble.
2. Accompli signifie, d'après le dictionnaire, action achevée, parfaite en tout point, sur laquelle on ne revient plus.
3. Il faut insister sur le fait que le travail doit être accompli dans son ensemble car plus le problème est complexe et difficile, plus l'officier a tendance à le présenter de façon morcelée à son supérieur. C'est le devoir de l'officier de fignoler les détails. L'officier n'a pas à consulter son supérieur pour les détails du plan d'action mais il peut et il doit consulter ses collaborateurs.
4. L'officier responsable inexpérimenté, devant un problème difficile, agit souvent par impulsion et va poser des questions à son chef pour lui demander quoi faire. Et cela semble si facile pour le chef de donner la réponse. Mais c'est là une source de frustration mutuelle parce que le chef a le sentiment d'être obligé de penser à tout et de tout faire et l'officier responsable se voit amputé de son autonomie et de son pouvoir de décision. Il faut résister à ces impulsions !
5. La responsabilité de l'officier est d'aviser le chef sur ce que le chef doit faire. L'officier ne doit pas attendre que le chef lui dise quoi faire. Le chef a besoin d'initiatives et de réponses, pas de questions sur les solutions miracles qu'il pourrait détenir parce qu'il est chef.
6. Le travail de l'officier est d'étudier, d'écrire, de calculer, de réétudier, de réécrire, de recalculer de façon accomplie, jusqu'à ce qu'il puisse proposer une seule décision d'action, la meilleure, parmi toutes celles qu'il a prises en considération. Le chef n'a plus qu'à dire oui ou non.
7. Habituellement un travail accompli est constitué d'un document simple, fini, dans lequel l'officier explique clairement son point de vue et sa décision, document sur lequel le chef n'a plus qu'à apposer sa signature et à expédier. Si le résultat recherché est conforme au plan de l'entreprise, il est la plupart du temps évident que le chef va l'approuver. Si le chef a besoin d'autres explications, il les demandera.
8. Quand le chef dit à l'officier de signer lui-même et d'expédier l'affaire lui-même, le chef a accompli son travail de chef qui est essentiellement de préparer la relève.
9. Gardez ce mémo en lieu sûr, mais à portée de la main, pour pouvoir le relire souvent.
Albert Davoine. Lettre de Relance 89-08.

Le vendredi 1er juillet 2005. Bonnes vacances !
La publication régulière du Journal de classe reprendra à la rentrée de septembre 2005.
Vous pouvez aussi consulter les archives.

Le jeudi 16 juin 2005. D'une mer à l'autre.
Dans une société de plus en plus stricte et performante, où le risque est minimisé, où le temps est compté, où le matériel est des plus sophistiqués, ce projet retrouve simplicité et incertitude.
L’évolution de notre société rend difficile la croyance aux valeurs de liberté et d’aventure. De part sa réglementation et son train de vie imposé, il y est encore plus complexe de les inclure dans notre quotidien.
Par une meilleure assistance et un meilleur encadrement, autant social que technologique, on améliore et facilite la qualité de vie des gens, mais on détruit bon nombre de valeurs humaines qui font que les gens deviennent plus fragiles pour affronter les différents obstacles sur leur chemin. En essayant de trop minimiser les risques et l’échec, on enlève toute l’importance à la signification de son accomplissement.
J’ai appris, au cours de mes sorties, que c’est par le doute, la peur, l’inconnu et la souffrance que l’on apprend à se connaître en vue de trouver son bien-être.
« D’une mer à l’autre », mon retour aux sources.
Jean-Luc Lacombe.

Le vendredi 10 juin 2005. À ceux qui écrivent.
A ceux dont la véritable journée de travail commence le soir, après avoir passé huit heures à payer le loyer et les boîtes de conserve, à ceux pour qui l'écriture n'est pas une distraction mais un défi, un falloir qui, dès qu'il n'est plus assouvi, donne la nausée et des envies tristes, à ceux pour qui la page blanche et le désir de plaire sont des formules de critique, à ceux dont la seule nécessité c'est tracer quotidiennement quelques paragraphes, sans qu'ils sachent eux-mêmes très bien pourquoi, à ceux-là je veux apporter ici mon soutien fraternel. Ne vous découragez pas, persévérez dans cette voie qui vous va comme un gant. Postez vos écrits sans relâche, rangez les lettres de refus dans une boîte à chaussures, postez encore un peu le temps de terminer le prochain manuscrit, et recommencez. Il n'y a que ça à faire et vous le savez, au plus profond vous n'avez de toute façon pas d'autre choix. Pas d'autre besoin. Aussi, quoi qu'il arrive, ne doutez jamais de vous que par plaisanterie.
Christophe Spielberger.

Le mercredi 8 juin 2005. L’aventure Wapikoni mobile.
Automne 2002, la réalisatrice Manon Barbeau imagine un studio de production cinématographique itinérant. Apprentissage sur le terrain et création pourraient ainsi devenir réalité pour les jeunes, là où ils sont… Peu à peu, des alliés se joignent à elle et, en 2003, la Corporation du Wapikoni mobile voit le jour.
Surnommé le Wapikoni mobile, le studio amorce sa première expédition en juin 2004. Équipé de tout ce qu’il faut pour créer, il emmène avec lui de jeunes cinéastes talentueux. Leur mission? Transmettre le savoir lié à l’utilisation des technologies numériques aux jeunes des communautés autochtones et les guider dans l’univers de la scénarisation et de la réalisation.
Au moment du départ du Wapikoni mobile, un site à ses couleurs se dessine sur le Web. Depuis, il témoigne des allées et venues du studio, tout comme des rencontres que sa présence suscite, et il diffuse les œuvres des jeunes créateurs. Ainsi, les liens créés s’enrichissent et se multiplient en toute saison.
Wapikoni Awashish est le nom d’une jeune leader dynamique des Premières Nations décédée en mai 2002, dans un accident de la route. C’est pour lui rendre hommage que le studio itinérant porte son prénom.
Wapikoni mobile est une production de l'Office national du film du Canada.

Le mardi 3 mai 2005. Vernissage printanier de Françoise Guyaux.
Françoise Guyaux est une artiste qui mérite qu'on se déplace pour admirer et, qui sait, acheter ses oeuvres.
Les plus récentes dénotent vraiment un travail achevé. (Roy Hubler, Le Webiste)
www.elephant.ca

Le mercredi 27 avril 2005. Le prix de l'essence.
Nous recevons chaque semaine des courriels nous incitant à participer à des chaînes de lettres et à divers plans d'actions contre la hausse des prix de l'essence.
Mais voulons-nous vraiment que les prix de l'essence diminuent sans pour autant servir la cause des pétrolières ?
Ma réponse NON!
Je crois que les prix de l'essence DOIVENT rester élevés, surtout en Amérique du Nord car c'est ce seul motif financier qui fera se déclencher le lobby des consommateurs exigeant une industrie automobile moins énergivore. Cette dernière, sera forcée d'adapter son offre de véhicules vers des produits bi-énergie, électriques, modèles compact, etc.
ET permettra d'atteindre notre objectif primordial: la diminution des gaz à effet de serre.
Voilà pourquoi je dis: laissons les pétrolière s'enrichir, ce ne sera que temporaire car lorsque les consommateurs changeront leurs véhicules pour des véhicules beaucoup moins énergivores:
Les consommateurs y gagneront au change;
Les pétrolières perdront des parts de marché;
L'environnement s'en portera mieux et les citoyens seront conscientisés;
Il y aura plus de marge de manoeuvre pour une surtaxe sur l'essence pour financer le transport en commun et pour les déductions fiscales pour l'achat d'un véhicule non polluant;
Les prix des véhicules bi-énergie diminuera progressivement par cette demande croissante.
DONC je suis pour l'augmentation des prix de l'essence, pas pour le bonheur de mon portefeuille mais pour l'avenir de notre planète. Il ne faut pas oublier que c'est l'argent qui mène le monde, malheureusement.
Caroline Davoine

Le lundi 25 avril 2005. Grèves tournantes.
Les cours du jour seront suspendus au Collège Lionel-Groulx le lundi 25 avril et le vendredi 6 mai 2005.
Des informations officielles complètes sont disponibles sur la boîte vocale du Collège au (450)430-3120, poste 450.
Les journaux de classe des cours de marketing ont donc été mis à jour.

Le dimanche 24 avril 2005. Spielberger.net a des puces.
Pour sa dernière mouture, le site de l'écrivain Christophe Spielberger s'est paré de drôles de puces colorées... A l'image de son auteur, ce site ne cesse d'évoluer au fil des ans, toujours en quête d'une interface alliant fluidité et intuitivité, sans négliger la diversité d'une oeuvre aux multiples facettes... Les habitués retrouveront les six rubriques qui ont fait le succès des précédentes versions, des Textes à l'Imagineoir, en passant par le Journal et les Photos, sans oublier les Tableaux et les pages Livres, consacrées aux quatre romans publiés par l'auteur depuis 1999. Avec les avis des lecteurs et les nombreux inédits en ligne, auxquels Spielberger nous a habitués depuis bientôt six ans... Découvrez sans tarder ce nouveau site, qui contient pour la première fois un sommaire à la fois exhaustif et chronologique, et qui vous demande combien de pages vous voulez feuilleter !
www.spielberger.net

Le mercredi 20 avril 2005. Coup de coeur.
La Toile du Québec a depuis le18 avril "Un coup de coeur" pour Tolerance.ca
À voir sur Les 150 meilleurs sites de La Toile du Québec : «Coup de coeur du moment».
Victor Teboul. www.tolerance.ca

Le mercredi 13 avril 2005. Fin de la grève au Collège
pour un réinvestissement en éducation. Bonne fin de session d'hiver 2005 !
«Si vous croyez que l'éducation ne sert à rien, essayez l'ignorance.»
Serge Bouchard. Citations.ca

Le jeudi 24 mars 2005. La rue Marie-Anne Gaboury à Edmonton.
Marie-Anne Gaboury a été la première femme francophone à s’établir en Alberta en 1808. Elle était la grand-mère de Louis Riel et l’épouse de Jean-Baptiste Lagimodière, un des guides de confiance de la Compagnie de la Baie d’Hudson. Le rêve d’un quartier francophone est présent dans la communauté depuis longtemps. En 1988, grâce aux efforts des Jeunes entrepreneurs francophones (JEF), la 91e rue devenait la rue Marie-Anne-Gaboury en l’honneur de Marie-Anne. Le quartier de Bonnie Doon est reconnu pour son caractère français. Il est situé à proximité du centre-ville, on peut s'y déplacer sans véhicule au centre d’achat Bonnie Doon, à l’école Maurice Lavallée, à l’école Gabrielle Roy, à la Faculté St-Jean, à l’église St-Thomas d’Aquin ou encore vers le ravin et même vers le pittoresque quartier Old Strathcona et l’avenue White.
L’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA Edmonton).

Le lundi 21 mars 2005. Le printemps au Parc national d'Oka.
Le parc national d'Oka, situé à deux pas de la région métropolitaine, apparaît comme une mosaïque composée de milieux tous fascinants par leurs différences. La diversité des espèces animales et végétales, dans cette région du sud du Québec, constitue une richesse importante et explique, en partie, la présence humaine dans ce lieu fertile à travers les siècles. De la colline du Calvaire au lac des Deux-Montagnes, l'histoire se manifeste sous plusieurs aspects. Le parc national d'Oka détient l'un des plus riches patrimoines historiques du Québec... une partie de nos racines y est racontée! Venez découvrir la vraie nature d'Oka tout en profitant d'un large éventail d'activités éducatives et récréatives, et cela, en toute saison.
www.sepaq.com/oka

Le dimanche 20 mars 2005. Autour du ruisseau.
Deux artistes, un ruisseau, Dominique Laquerre et Danys Levasseur vivent à Chesterville sur une ferme boisée au cœur des Appalaches. Ils ont fait de cet endroit leur atelier à ciel ouvert.
Laquerre est sculpteure et photographe ; Levasseur est musicien et luthier. Aux confins de la forêt, ils ont choisi les rives du ruisseau comme territoire de chasses subtiles.
Exposition du 6 mars au 24 avril 2005 au Musée d'art contemporain des Laurentides à Saint-Jérôme.

Le samedi 19 mars 2005. Le Château Ramezay.
Le Musée du Château Ramezay est d'abord un édifice historique. Le Château fut construit en 1705 par Claude de Ramezay alors 11e gouverneur de Montréal et fut ensuite restauré par la Compagnie des Indes en 1756. Le Château, qui servira à plusieurs reprises de résidence aux gouverneurs, devient en 1775-1776 le quartier général de l'Armée américaine qui occupe alors Montréal. En 1895, grâce à la Société d'Archéologie et de Numismatique de Montréal, le Château Ramezay ouvre ses portes à titre de musée. Il deviendra en 1929 le premier édifice classé monument historique par le gouvernement du Québec.
Le Château Ramezay.

Le mercredi 16 mars 2005. Le Marché Jean-Talon.
Accompagnez-moi pour cette visite virtuelle du marché public le plus populaire de Montréal et qui est devenu un incontournable depuis 1934, c'est un endroit reconnu pour son caractère multiculturel et grâce à l'abondance et la fraîcheur de ses fruits et légumes, il attire les foules et une visite le samedi matin tient souvent de l'exploit pour se stationner mais ça vaut le détour quand même, allez-y !
Manon Collard : www.jardinpotager.com

Hommage à Jean-Paul Lemieux.
Plus de 50 œuvres parmi les plus émouvantes de l’artiste! Une invitation à découvrir les horizons de Jean Paul Lemieux, lui qui a si bien su traduire l’immensité de nos paysages avec une impressionnante économie de moyens. Des pièces familières, d’autres inédites, réunies dans un parcours thématique original : le temps, la nuit, la ville, la plaine, l'hiver.
Du 3 février au 24 avril 2005 au Musée national des beaux-arts du Québec.

Le mercredi 9 mars 2005. Dessin, dessein, destin.
Gérald Brault navigue d’un concept à l’autre à la recherche de nouveaux moyens pour parvenir à ses fins. Les bois découpés et colorés sont une autre démonstration des multiples facettes de son génie créateur. Les motifs peints en séquences rappellent la bande dessinée. Manifestement, le message visuel est transmis dans un code pictural adapté et modifié pour le rendre accessible au plus grand nombre. Il inscrit, en juillet 1979, dans son journal : « Désormais, sculptures, peintures, dessins, tout cela devra chanter, danser, dire et découvrir la joie de ce passage terrestre. »
Son discours affirme et entretient « une communication renouvelée afin de bâtir un monde meilleur. Ce doit être un but pour la peinture moderne ». Un projet de vie qui n’a eu de cesse de solliciter Gérald Brault au cours de ses quarante années de carrière artistique. Cet essoufflant périple, il l’a vécu avec lucidité. Son œuvre est le fruit d’une constante évolution à laquelle il semble devoir sa poétique magnifiée de l’espace, ainsi que celle de la magie de la couleur et de la forme. Il a toujours refusé de se soumettre aux règles d’une esthétique convenue. Peu d’artistes affichent un parcours aussi complexe et exemplaire, ponctué de remises en question fondamentales, poussant l’audace toujours plus loin.
Madeleine Therrien, Commissaire. Exposition de Gérald Brault du 5 février au 10 avril 2005
à la Maison des Arts de Laval.

Le mariage de Mademoiselle Beulemans.
Monsieur Jean-Pierre Coljon, fier Wallon originaire d’Arlon et demeurant à Québec, a rédigé une adaptation québécoise de cette fameuse pièce, succès incontestable du théâtre Bruxellois. L’action est transposée à Sainte-Marie de Beauce dans les années 30 et c’est un Français de France qui va devoir s’essayer à la parlure beauceronne pour gagner le cœur de la belle Marie. Cette comédie, traduite dans 14 langues, devrait faire le bonheur de tous ceux et celles qui ont survécu avec le sourire au choc culturel d’un accent et d’expressions bien éloignées de celles de notre terre natale…C’est la Troupe de Théâtre Les Treize de l’Université Laval à Québec qui créera cette œuvre puissante sous le titre du Mariage de Marie à Gusse à Baptisse.
Il y aura trois représentations à Québec, les 8,9 et 10 avril 2005 à 20h00 et une une représentation le 16 avril à Sainte-Marie-de-Beauce, dans la ville même où se situe l'adaptation.
Les Productions Joe Nonante.

Le jeudi 3 mars 2005. Qu'est-ce que la tolérance?
En tant que société ou comme individu, sommes-nous tolérants? Des questions qui donnent à réfléchir! Tolerance.ca, le webzine sur la tolérance, nous aide à mieux comprendre tout ce que cette notion englobe. Au moyen d'articles, d'entrevues, de documents et d'échanges, un groupe de professionnels qui s'intéresse à la tolérance dans notre monde moderne nous guide dans notre réflexion.
Culture.ca

L'Iliade et l'Odyssée.
Adaptation de Jane Werner Watson de l'épopée d'Homère, illustrée de magnifique façon par Alice et Martin Provensen et transformée en expérience multimédia sur Internet par Jean-Philippe Marin.

Le mercredi 23 février 2004. Radio-Canada. Maisonneuve en direct. Émissions jeunesse : nos enfants s'y reconnaissent-ils?
Mes enfants ont 2 et 3 ans. Il n’écoutent pratiquement pas la télévision surtout à cause de l’absence d’émissions québécoises de qualité. Je trouve inacceptable que la génération de mes enfants ne puisse avoir accès à une télévision à laquelle ils peuvent s’identifier, à des émissions simplement réalisées mais qui mettent en valeur l’expression artistique, le français parlé au Québec, le rêve, la créativité, la découverte du « beau ». Il me semble que, comme contribuable au financement de Télé-Québec et Radio-Canada et surtout afin de préserver l’identité québécoise de mes enfants, il est grand temps de fixer comme priorité le développement de nouvelles émissions québécoises pour enfants. À moins que l’appauvrissement de la chaîne francophone ne fasse partie de la stratégie fédérale de faire de nos descendants des petits américanadiens. C’est une bonne idée de leur part car l’identité se bâtit dès les premières années de l’enfance. Nous lutterons contre cette tentative de nous assimiler subtilement.
Commentaire de Caroline Davoine. Québec.

Le mardi 22 février 2005. De quoi alimenter vos réflexions !
Un site Internet « Indépendant et neutre par rapport à toute orientation politique ou religieuse » Tolerance.ca® vise à faire connaître les grands principes démocratiques sur lesquels repose la tolérance", nous dit la bannière en page d'accueil.. Il s'agit d'un webzine (magazine Internet) fondé par Victor Teboul, Ph.D., Études françaises, Université de Montréal, et écrivain , et auquel collabore une foule d'intellectuels de tout les milieux, sociaux, culturels, de l'éducation, des sciences ou de la politique. Un site Internet qui propose à notre réflexion des articles de fonds qui offre un " Regard sur nous et une ouverture sur le monde". Des exemples ? Dans le cadre de la série d'articles sur les grandes personnalités qui ont fait avancer la cause de la tolérance au Canada, Tolerance.ca® présente Laure Waridel, militante passionnée d'un commerce équitable et respectueux de l'écologie. Autre sujet: L'artiste: chantre ou combattant ? Un article ou l'on se demande: "L'artiste a-t-il une mission dans la société? Doit-il être doté du sens de l'engagement? Quelles sont les luttes politiques et sociales qui mobilisent aujourd'hui nos artistes ? On y présente aussi des portraits de personnalités comme: Léo-Paul Lauzon, éveilleur de consciences, et Françoise David, militante infatigable. La présentation du site est sobre et conviviale. Bien sûr, la lecture des articles demande plus d'efforts que la lecture du cahier Week-end du Journal de Montréal ou du 7 jours, mais si vous cherchez de la substance, vous trouverez là amplement matières à réflexion. Cogito ergo sum!
André Blanchette, animateur, Radio RockDétente 94.9 Outaouais.

Le lundi 14 février 2005. Message de Patrice.
Je vous laisse une petite citation de Pascale Vaillancourt.
Je l'ai prise sur le blogue de Martineau dans Voir.
Peut-être que vous l'aimerez et que vous la mettrez dans votre journal de classe :
« À quoi bon l'amour? À quoi bon étudier? À quoi bon faire le bien autour de soi?
À rien si on le fait seulement en attendant quelque chose en retour (l'immortalité?)
La vie est précieuse parce qu' elle est une fin en elle-même, et non un moyen. »
Pascale Vaillancourt

Le samedi 22 janvier 2005. L'inflation législative.
« Trop de communautés souffrent d'une surabondance de lois concernant des questions particulières et faisant dès lors perdre de vue l'objectif général : la justice pour tous.» C'était au quatrième siècle avant Jésus-Christ, et l'auteur se nommait Aristote.
Christian Rioux, Le Devoir.

Le jeudi 20 janvier 2005. La mauvaise éducation.
Deux garçons, Ignacio et Enrique, découvrent l'amour, le cinéma et la peur dans une école religieuse au début des années 60. Le père Manolo, directeur de l'institution et professeur de littérature, est témoin et acteur de ces premières découvertes. Les trois personnages se reverront deux autres fois, à la fin des années 70 et en 1980. Cette deuxième rencontre marquera la vie et la mort de l'un d'entre eux.
Film écrit et réalisé par Pedro Almodovar. Cinéma Montréal : horaire.

Le mercredi 19 janvier 2005. Dialogus : dialoguer avec les grands de ce monde.
Sur Internet, il est maintenant possible de dialoguer avec Napoléon, Marilyn, Jim Morrison, Rommel et plusieurs autres. Même Dieu a son adresse de courriel.
Le tout a débuté il y a trois ans, alors que Sinclair Dumontais, éditeur, s'amusait à signer «Brel» au bas de ses courriels. Après avoir reçu les réponses de Brassens et Guitry, l'idée était lancée. Aujourd'hui, on peut échanger avec 106 personnalités, toutes incarnées par des bénévoles, réputés spécialistes en la matière. Ainsi, demander conseil à Charlemagne sur des projets d'invasion ou discuter féminisme avec Aphrodite, tout est possible. (Citation de Macadam Tribus.)
www.dialogus2.org

Le mardi 18 janvier 2005. L'Iliade et l'Odyssée.
Homère était un aède, un poète grec de l'époque primitive, c'est-à-dire qu'il vécut entre le Xe et le VIe siècle avant J.C. Conteur exceptionnel, il livra l'Iliade et l'Odyssée à ses auditeurs. Ce récit hors du commun fut transposé officiellement par écrit au VIIIe siècle avant J.C. Quelque 2.800 ans plus tard, elle est adaptée sur le net.
www.iliadeodyssee.com

Le lundi 17 janvier 2005. Un poème devenu le symbole du combat contre le nazisme et l'indifférence.
« Lorsque les nazis sont venus chercher les communistes
Je n'ai rien dit
Je n'étais pas communiste.
Lorsqu'ils sont venus chercher les sociaux-démocrates
Je n'ai rien dit
Je n'étais pas social-démocrate.
Lorsqu'ils sont venus chercher les syndicalistes
Je n'ai rien dit
Je n'étais pas syndicaliste.
Lorsqu'ils sont venus chercher les catholiques
Je n'ai rien dit
Je n'étais pas catholique.
Lorsqu'ils sont venus
chercher les juifs
Je n'ai rien dit
Je n'étais pas juif.
Puis ils sont venus me chercher
Et il ne restait plus personne pour protester. »
Martin Niemöller (1892 - 1984), cité dans Tolerance.ca


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