Albert Davoine - Archives du journal  - Sixième année- 2004


22 décembre 2004. Joyeuses Fêtes !
Les chanteuses des Zalarmes vous souhaitent
Joyeux Noël, paix, entraide et meilleurs voeux de bonheur
bref du fun et moins de haine !
Les Zalarmes

Le dimanche 28 novembre 2004. Les Bleus nous fascinent parce que nous faisons le contraire.
La popularité de l’équipe de France de football dépasse de si loin ses publics traditionnels ou assimilés, l’émotion, la ferveur qu’elle suscite semblent si étranges dans un pays plutôt accoutumé au défaitisme ou l’abattement qu’il convient de chercher au delà des raisons habituellement évoquées les causes d’un engouement aussi durable qu’uniformément réparti. (...)
Dans la vie réelle, il est rare que l’on aime ses collègues de travail, et exceptionnel qu’on les admire. Les Bleus ne cessent de déclarer l’admiration qu’ils ont les uns pour les autres. (...)
En procédant comme ils le font avec de vielles notions comme l’estime, l’amitié, la fidélité, le respect, le courage, etc., les Bleus gagnent. (...)
Dans la vie réelle, nous faisons tout le contraire… Et c’est un miracle lorsque nous gagnons.
Jean-Luc Michel. Le site de la distanciation.

Le vendredi 26 novembre 2004. Comment ?
La question n'est pas de savoir
comment je devrais faire,
mais comment je devrais aimer ?
Albert Davoine. Poèmes. 1997-01-10.

Le jeudi 25 novembre 2004. La tolérance ?
Je dirais qu'elle relève de l'ouverture et de la souplesse d'esprit.
Ces deux caractéristiques sont généralement liées à l'éducation que l'on a reçue
et aux occasions qui nous ont été données de mieux connaître ''l'autre''.
Cet ''autre'' qui, dans la société, devient le prolongement de nous-mêmes.
Laure Waridel, présidente d'Équiterre, citée par Frédéric Denoncourt dans Tolerance.ca

Le lundi 22 novembre 2004. Fascination.
Je t'ai tellement désirée
que mon bonheur en a été...
inattendu.
Albert Davoine. Poèmes. 2004-11-22.

Le jeudi 18 novembre 2004. Eugies.
Le vent frais de janvier dans les rues et les champs
Ce vent que je respire chargé de bruits d'enfants
Et d'odeurs de pain cuit et de murs cramoisis
C'est ce vent que je cherche et dont je me nourris
Ce parfum de fraîcheur dans un pays de pluie
Un rayon de soleil esquivant deux murs gris.
Je marche dans le vent en parcourant les rues
Revisite un village et redécouvre un monde.
Albert Davoine. Poèmes. 1991-01-14.

Le mercredi 17 novembre 2004. Correspondances.
La nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles ;
L'homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l'observent avec des regards familiers.

Comme de longs échos qui de loin se confondent
Dans une ténébreuse et profonde unité,
Vaste comme la nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.

Il est des parfums frais comme des chairs d'enfants,
Doux comme les hautbois, verts comme les prairies,
- Et d'autres, corrompus, riches et triomphants,

Ayant l'expansion des choses infinies,
Comme l'ambre, le musc, le benjoin et l'encens
Qui chantent les transports de l'esprit et des sens.

Charles Baudelaire


Le lundi 25 octobre 2004. Tolerance.ca
dans son édition de novembre 2004, présentement en ligne, vous propose :
Le courage de Fadi Fadel, otage canadien en Irak
Alcool et islam, une relation controversée
Craig Kielburger : «Affirmer le pouvoir des jeunes».
www.tolerance.ca

Le samedi 9 octobre 2004. L'adieu au chef.
Un matin, le chef s'est levé tôt, décidé.
Alors que je déambulais dans les bureaux encore vides, j'ai observé mon chef.
Il se levait tôt, il pensait.
Absorbé, comme dans un songe, les idées se frappent dans sa tête.
L'angoisse le tenaille. Il n'a jamais voulu être le chef, il l'a mérité. Il est l'élu.
Tous ces disciples attendent une parole, un geste, un miracle.
Dans la tourmente, le chef garde son sang froid.
Il est humaniste et visionnaire.
Un matin j'observe mon chef.
Il est beau dans son costume de chef.
Mais le chef est triste, il doit partir.
Laisser le navire à un autre commandement.
Ira t’il à la dérive ? Y a t’il capitaine sans équipage ?
Certainement. Le capitaine demeure, fier et confiant, que d'autres vents et marées le mèneront ailleurs.
Mon chef aujourd'hui annonce son départ, et pour chaque matelot, ce sera comme d’avaler une gorgée d'eau de mer.
Mais l’âme de ces hommes bons est éternelle et leur esprit rayonne et revit dans les paroles et dans les actes de leurs héritières et héritiers.
La vie et leur vie continue...
Mon chef s'est fixé un but dans la vie. Sa vie a pris un sens dans lequel l'ouverture et le souci des autres ont une place importante. Et les autres le savent, le sentent à travers un comportement cohérent avec son discours.
Mon chef fait confiance. Il ramène constamment le sujet des préoccupations, l'ordre du jour des discussions, la complexité des prises de décisions écartelées, il ramène toujours et encore à l'essentiel.
Ce chef-là ne délègue pas du bout des lèvres, il délègue dans les faits. Le regard qu'il pose sur ses collaborateurs, où qu'ils se situent dans l'organisation, est un regard de respect qui fait grandir la personne humaine et l'aide à devenir autonome, responsable et compétente. Le chef engendre des chefs.
Merci Monsieur Mailhot.
Caroline Davoine. Hommage à monsieur Harold Mailhot. Warwick, le 9 octobre 2004.

Le dimanche 17 octobre 2004. Alexandrie - Montréal : regards croisés.
Dans le cadre de ses causeries, Tolerance.ca a le plaisir de vous inviter à une rencontre animée par Osée Kamga, écrivain et critique littéraire, en présence de Maurice Élia, auteur de Lunes bleues d'Alexandrie, de Bernard Lévy, directeur de la revue Vie des Arts, de Victor Teboul, directeur du webzine Tolerance.ca, et de Mireille Galanti, présidente, chapitre de Montréal de l'Amicale Alexandrie Hier et Aujourd'hui.

Le mercredi 25 août 2004. Édition de la rentrée du magazine Tolerance.ca
Entre autres sujets : La tolérance : jusqu'où ?
Le compte rendu du passionnant débat organisé le 20 mai dernier à la Maison des écrivains, à l'occasion du 2e anniversaire de Tolerance.ca

Le lundi 23 août 2004. Bonne session d'automne !
Quand nous nous attelons à la tâche de bâtir, nous partons d'une idée folle. Au départ le projet doit être insensé, parce qu'il est neuf, inconnu, original. Si les autres ne nous regardent pas du coin de l'œil avec un certain sourire lorsque nous leur parlons la toute première fois de notre projet, c'est que ce n'est pas très génial, ça ne les surprend pas, ce n'est pas bien différent de ce qu'ils connaissent déjà. Car c'est cette idée folle qui allume la passion, le coup de foudre, l'énergie créatrice débridée qui nous pousse à croire, à nous projeter au dehors de nous même, vers les autres, vers l'avenir.
Concerto pour un projet.

Le mardi 15 juin 2004. Bonnes vacances d'été !
L'édition régulière du Journal de classe reprendra avec le début de la session d'automne 2004 au Collège Lionel-Groulx,
soit le lundi 23 août 2004.

Visitez : Aix-en-Provence

Le dimanche 6 juin 2004. Le Semeur.
Le semeur de bonheur
A son lot de bons mots
Qu'il dispose où il pose
Son «bonsoir!» dans le noir;
Les enfants et les grands
Se rassemblent et contemplent
Le beau rêve qui se lève
Dans le bleu de ses yeux...
Le tableau d'André Coppens est inspiré de cet extrait du poème de Bruno Heureux en hommage à Félix Leclerc
et est exposé à la Fondation Félix Leclerc sur l'Île d'Orléans.

Le jeudi 3 juin 2004. L'Auberge Harris.
Face à la magnifique rivière Richelieu, vous découvrirez un site enchanteur dans un environnement sain, à proximité de Montréal et de la Vallée des Forts, ses activités gourmandes, son histoire et ses passions! L'Auberge Harris est reconnue pour la qualité de ses petites attentions et son accueil privilégié et constitue une halte idyllique pour les cyclistes et les touristes!
www.aubergeharris.com

Le vendredi 28 mai 2004. Remise des notes au registraire.
Les résultats des stages et des cours de stratégie et de représentation de la session d'hiver sont publiés.
Toute demande de révision de note doit être introduite par écrit au registraire du Collège avant le 13 août 2004.

Le jeudi 20 mai 2004. Débat-conférence : Voile, kirpan, kippa : la tolérance... jusqu'où ?
À l'occasion du 2e anniversaire de Tolerance.ca, son directeur, M. Victor Teboul et toute l'équipe de Tolerance.ca, organisent une soirée de discussion le jeudi 20 mai 2004 à 18h30, en compagnie de leurs invité-es spéciaux, dans le Salon Émile-Nelligan de la Maison des Écrivains, 3492, avenue Laval, à Montréal.
www.tolerance.ca

Le mardi 18 mai 2004. Assemblée générale de La Forge.
Assemblée générale annuelle des membres de La Forge Thérèse-de-Blainville à 19 heures
au local de La Forge, 16 rue Sicard à Sainte-Thérèse. Téléphone : (450) 437-0867.
La Forge

Le mercredi 12 mai 2004. Spectacle au bénéfice de l'aut'journal
Un hommage à Pierre BOURGAULT par Gilles VIGNEAULT, Richard SÉGUIN, Jocelyn BÉRUBÉ,
Gary BOUDREAU, Pierre CURZI, Urbain DESBOIS, Martin POULIOT, Nabila BEN YOUSSEF,
Les ZALARMES, La CORDE DE BOIS. Animateur Jean-Claude GERMAIN,
pour le 20e anniversaire de l’aut’journal, à 19 heures, au Medley
1170, rue Saint-Denis (coin René-Lévesque) Prix : 25 $. Réservez dès maintenant : (514) 843-5236
L'aut'journal | Les Zalarmes

Le jeudi 6 mai 2004. Jeux d'estime de soi.
Les jeux d’ordinateurs peuvent-ils contribuer à rehausser l’estime de soi ? Tout à fait, depuis que les chercheurs du département de psychologie de l’université McGill ont créé et éprouvé les tous premiers jeux électroniques, conçus spécialement pour aider les gens à stimuler leur estime de soi.
Jeux d'estime de soi. Université McGill.

Le lundi 3 mai 2004. La Banque.
Imaginez que chaque matin, une banque vous ouvre un compte de 86 400$…
Simplement, il y a deux règles à respecter.
- La première règle : C'est que tout ce que vous n'avez pas dépensé dans la journée vous est enlevé le soir. Vous ne pouvez pas tricher, ne pouvez pas virer cet argent sur un autre compte, ne pouvez que le dépenser mais chaque matin au réveil, la banque vous rouvre un nouveau compte, avec à nouveau 86 400$ pour la journée.
- Deuxième règle : La banque peut interrompre ce "jeu" sans préavis; à n'importe quel moment elle peut vous dire que c'est fini, qu'elle ferme le compte et qu'il n'y en aura pas d'autre. Que feriez-vous? À mon avis, vous dépenseriez chaque dollar à vous faire plaisir, et à offrir quantité de cadeaux aux gens que vous aimez. Vous feriez en sorte d'utiliser chaque dollar pour apporter du bonheur dans votre vie et dans celle de ceux qui vous entourent.
Cette banque magique existe vraiment, nous l'avons tous, c'est le temps!
Chaque matin, au réveil, nous sommes crédités de 86 400 secondes de vie pour la journée, et lorsque nous nous endormons le soir, il n'y a pas de report.
Ce qui n'a pas été vécu dans la journée est perdu, hier vient de passer.
Chaque matin, cette magie recommence. Nous jouons avec cette règle incontournable: la banque peut fermer notre compte à n'importe quel moment, sans aucun préavis; à tout moment la vie peut s'arrêter. Alors que faisons-nous de nos 86,400 secondes quotidiennes?
Envoi de Marcel Gauthier. Hydro-Québec.

Le samedi 1 mai 2004. Le temps du muguet.
Il est revenu, le temps du muguet
Comme un vieil ami retrouvé
Il est revenu flâner le long des quais
Jusqu'au banc où je t'attendais
Et j'ai vu refleurir
L'éclat de ton sourire
Aujourd'hui plus beau que jamais

Le temps du muguet ne dure jamais
Plus longtemps que le mois de mai
Quand tous ses bouquets déjà seront fanés
Pour nous deux rien n'aura changé
Aussi belle qu'avant
Notre chanson d'amour
Chantera comme au premier jour

Il s'en est allé, le temps du muguet
Comme un vieil ami fatigué
Pour toute une année, pour se faire oublier
En partant il nous a laissé
Un peu de son printemps
Un peu de ses vingt ans
Pour s'aimer, pour s'aimer longtemps.

Version originale: Vassily Soloviev-Sedoï, Mikhaïl Matoussovski
Paroles françaises: Francis Lemarque.

Le dimanche 25 avril 2004. Parler pour ne rien dire.
Mesdames et messieurs ... je vous signale tout de suite que je vais parler pour ne rien dire.
Oh! je sais! Vous pensez : « S'il n'a rien à dire ... il ferait mieux de se taire ! »
Évidemment ! Mais c´est trop facile! ... C´est trop facile!
Vous voudriez que je fasse comme tout ceux qui n´ont rien à dire et qui le gardent pour eux ?
Eh bien, non ! Mesdames et messieurs, moi, lorsque je n´ai rien à dire, je veux qu´on le sache!
Je veux en faire profiter les autres !
Raymond Devos.

Le samedi 24 avril 2004. Le recadrage renforce les paradoxes qualitatifs des acteurs.
Puisque la finalité dynamise les concepts participatifs du système et en admettant que l'évaluation ponctue les résultats motivationnels des acteurs, on est en droit de supposer que la formation clarifie les problèmes méthodologiques de la démarche.
Pierre-Marie Allemand : Parler pour ne rien dire.

Le jeudi 22 avril 2004. Les racines de la vérité.
L'économie politique n'est pas une science du tout. Elle n'est d'aucune aide quand les ouvriers font grève. Les patrons ont une vue sur la question, les ouvriers une autre. Et aucune économie politique ne peut comprendre cela. Conflits après conflits, on s'efforce vainement de montrer que les intérêts des patrons ne sont pas antagonistes à ceux des ouvriers. En fait, rien n'entraîne que des personnes doivent être antagonistes parce que leurs intérêts le sont. S'il n'y a qu'un morceau de pain dans une maison et que la mère et l'enfant sont affamés, leurs intérêts ne sont pas les mêmes. Si la mère le mange, l'enfant le veut. Si l'enfant le mange, la mère doit travailler le ventre vide. Cela n'induit pas qu'il y ait un antagonisme entre eux, qu'ils vont se battre pour le pain, et que la mère, étant la plus forte, l'obtiendra et le mangera. De façon similaire, il n'est pas certain, parce que leurs intérêts sont divers, que des personnes éprouveront de l'hostilité pour d'autres et utiliseront la violence ou la ruse pour obtenir un avantage.
Mohandas Karamchand « Mahatma » Gandhi.

Le mercredi 21 avril 2004. Les ouvriers de la dernière heure.
Car il en va du Royaume des Cieux comme d'un propriétaire qui sortit au point du jour afin d'embaucher des ouvriers pour sa vigne.
Il convint avec les ouvriers d'un denier pour la journée et les envoya à sa vigne.
Sorti vers la troisième heure, il en vit d'autres qui se tenaient, désœuvrés, sur la place,
et à ceux-là il dit : "Allez, vous aussi, à la vigne, et je vous donnerai un salaire équitable. "
Et ils y allèrent. Sorti de nouveau vers la sixième heure, puis vers la neuvième heure, il fit de même.
Vers la onzième heure, il sortit encore, en trouva d'autres qui se tenaient là et leur dit : "Pourquoi restez-vous ici tout le jour sans travailler ?" -
"C'est que, lui disent-ils, personne ne nous a embauchés. " Il leur dit : "Allez, vous aussi, à la vigne. "
Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : "Appelle les ouvriers et remets à chacun son salaire, en remontant des derniers aux premiers. "
Ceux de la onzième heure vinrent donc et touchèrent un denier chacun.
Les premiers, venant à leur tour, pensèrent qu'ils allaient toucher davantage ; mais c'est un denier chacun qu'ils touchèrent, eux aussi.
Tout en le recevant, ils murmuraient contre le propriétaire :
"Ces derniers venus n'ont fait qu'une heure, et tu les as traités comme nous, qui avons porté le fardeau de la journée, avec sa chaleur. "
Alors il répliqua en disant à l'un d'eux : "Mon ami, je ne te lèse en rien : n'est-ce pas d'un denier que nous sommes convenus ?
Prends ce qui te revient et va-t'en. Il me plaît de donner à ce dernier venu autant qu'à toi :
n'ai-je pas le droit de disposer de mes biens comme il me plaît ? ou faut-il que tu sois jaloux parce que je suis bon ?"
Voilà comment les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers. "
Matthieu 20: 1-16.


Le mardi 20 avril 2004. Peindre signifie penser avec son pinceau.
Paul Cézanne

Le dimanche 11 avril 2004.
Visitez La Collégiale Sainte-Waudru à Mons

Le vendredi 9 avril 2004. Le Mammouth : une énigme culinaire de Bonne-Espérance.
A tout seigneur tout honneur. C’est probablement le plat le plus célèbre de Bonne-Espérance. Il était servi une fois par semaine. Le mammouth consistait en une masse oblongue préparée pour dix personnes. De couleur brun foncé, elle avait la consistance de viande finement hachée mais en plus fluide. Elle était enrobée d’une émulsion rougeâtre qui faisait penser à de la purée de tomate, sans en avoir toutefois la texture, dans laquelle se trouvaient piqués de petits morceaux de cornichons. Seuls ces derniers pouvaient donc être clairement identifiés. Les autres ingrédients n’ont jamais pu l’être, ni par goût direct, ni par comparaison avec quelque autre chose connue.
Claude Freschi. Chronique des Anciens de la Rhétorique 1963 de Bonne-Espérance.

Le dimanche 4 avril 2004. Philippe Haeck - Testament d'un non-enseignant
«L'école, il y a de quoi rager, réussit à faire de l'étude une corvée pénible alors qu'elle ne saurait être que quête de lumière-d'air, de partage avec d'autres», écrit Haeck. Mais pour partager, il faut être libre. Philippe Haeck, alors qu'il «non-enseignait», n'imposait aucun sujet à ses élèves. En entrant en classe donc, personne, ni lui ni ses élèves, ne savait vraiment de quoi ils allaient parler. D'où la surprise toujours renouvelée, le contraire, en quelque sorte, de ce qui caractérise l'enseignement d'aujourd'hui. La réussite d'un cours, les élèves y étaient donc pour beaucoup.
Caroline Montpetit. Le Devoir.

Le vendredi 2 avril 2004. Un spectacle qui dégèle comme le printemps !
Les Zalarmes / la Corde de Bois
www.leszalarmes.com / www.lacordedebois.com
Vendredi 2 avril 20 h 30 ( portes à 19:30)
au Lion d'Or, 1676, Ontario est (coin Papineau), Montréal
Avec nos salutations les plus printanières,
Les Zalarmes : Alexandra, Odile, Sara, Frédérique, Émilie, Maryse et Amylie
Nathaly Pasieczny (514) 842-8708

Le jeudi 1 avril 2004. Retour aux sources de la démocratie dans l'entreprise.
D'autres études ont aussi montré que les entreprises dont le conseil d'administration applique de saines pratiques et qui communiquent bien avec leurs actionnaires sont souvent plus rentables que les entreprises " dictatoriales ", dans lesquelles une seule opinion compte. En matière de gouvernance d'entreprise, la transparence finit, tôt ou tard, par faire bouger des montagnes. En investissant dans des entreprises connues pour l'excellence de leur gouvernance, les Canadiens peuvent accélérer le déplacement de ces montagnes, à leur propre avantage et à celui de tout le Canada.
Robert Stewart, Bulletin RBC.

Le mercredi 31 mars 2004. Tolerance.ca fait peau neuve !
Je suis heureux de vous annoncer que le nouveau format du site Tolerance.ca est
maintenant en ligne. Je vous souhaite beaucoup de plaisir à surfer sur le nouveau site de www.tolerance.ca
Auriez-vous l'amabilité de répondre à notre sondage ? Vous en trouverez une copie ici.
Amicalement,
Victor Teboul, Ph.D., Directeur, Tolerance.ca

Le mardi 30 mars 2004. La statue de sel et la mer.
Il était une fois une statue de sel qui voulait voir la mer.
La mer, qu'elle s'était fait raconter bien souvent, exerçait sur elle une attraction invincible, une véritable fascination.
Un jour, n'y tenant plus, la statue se mit en marche, résolument, vers l'immense étendue d'eau salée.
Parvenue sur la plage, elle trempa doucement les pieds dans l'eau du rivage.
Mais la vague qui s'avançait ne tarda pas à lui lécher les genoux en guise de bonjour et le ressac la poussa plus loin sur les flots aux reflets d'argent.
Que c'était beau! Et comme c'était bon! Sans trop s'en rendre compte, à force de contempler cette grande dame, notre statue se retrouva dans l'eau jusqu'à la ceinture. Mais quelle ne fut pas sa surprise de constater qu'à mesure qu'elle s'enfonçait dans l'onde elle fondait : son sel se diluait et se mêlait au sel de la mer. Impossible désormais de reculer, de revenir en arrière : elle n'avait plus de pieds, plus de jambes, bientôt plus de bassin.
Mais ce qui la renversait, c'est qu'elle s'en trouvait bien. Elle continua donc à avancer toute heureuse de se perdre dans cet univers aquatique. Vint un moment où on ne la vit plus du tout. Non pas qu'elle était très éloignée de la rive, c'était plutôt qu'elle était confondue entièrement avec la mer elle-même.
Était-ce la mer qui s'était répandue en elle? Ou était-ce elle qui s'était perdue dans la mer?
On ne sait pas. Tout ce que l'on sait, c'est qu'on ne la revit jamais ou plutôt c'est qu'on la voyait sans la voir chaque fois qu'on regardait la mer.
Version de Jules Beaulac.

Le lundi 29 mars 2004. La poupée de sel.
Une poupée de sel parcourut des milliers de milles sur la terre ferme, pour parvenir finalement jusqu'à la mer.
Elle était fascinée par cette étrange masse en mouvement, absolument différente de tout ce qu'elle avait vu jusque-là.
« Qui es-tu ? » demanda la poupée de sel à la mer.
La mer sourit et répondit : « Entre dans mon eau, tu verras .»
Alors la poupée de sel entra en pataugeant dans la mer.
Plus elle avançait, plus elle se dissolvait,
jusqu'à ce qu'il ne restât plus qu'une toute petite partie d'elle-même.
Avant que cette dernière petite partie ne se dissolve,
la poupée s'exclama, tout émerveillée :
« Maintenant, je sais qui je suis ! »
Anthony de Mello
L'histoire originale nous fut contée par Carole Trahan ce matin à l'émission L'Échappée belle.

Le dimanche 28 mars 2004. Les métamorphoses du désir.
Les progrès technologiques ont réuni les conditions expérimentales de l'angoisse : être plein de vitalité, avoir une conscience aiguë du monde et ne rien pouvoir faire ! Or, dans une culture qui largue ses habitants, c'est l'ordalie qui prend une valeur intégrative : « En me mettant à l'épreuve, je me donne la preuve que j'ai le droit de vivre. » Tous les mécanismes psychosociaux équilibrateurs de l'angoisse ont disparu grâce aux progrès. L'engagement physique, tellement apaisant, n'est plus une valeur dans une culture où l'énergie ne vient plus des muscles et où l'immobilité sur les bancs de l'école ou face à un écran constitue une contrainte adaptative. Depuis quelques décennies, l'instabilité psychomotrice, les fugues, les impulsions agressives sont les nouveaux symptômes comportementaux d'adolescents qui ne peuvent pas s'adapter à cette culture de l'immobile où les déplacements ne se font que dans le virtuel de l'écran ou de l'avion.
Boris Cyrulnik. | Le Nouvel Observateur - Les nouveaux Ados. H.S. N°41.

Le jeudi 25 mars 2004. Pour souder la communauté.
La Forge Thérèse-de-Blainville est une initiative pilotée par une poignée de travailleurs retraités qui entendent donner un lieu de rencontre et d’action communautaire aux résidants de la région qui refusent de vivre isolés et dans le désœuvrement... Y arrivera-t-on? « Ça voulait tellement naître à tout prix », de commenter le président Raymond Tremblay, qu’il eut été hérétique de ne pas y croire. Celui-ci lançait par ailleurs un message d’humilité prônant le dialogue: « Venez donc nous donner des conseils », demandait-il, en incitant chacun à la tolérance: « À notre âge, pour corriger quelqu’un, on va tellement l’équarrir qu’on va le tuer.» Il y a à La Forge des valeurs modernes qui se disent autrement.
Luc Proulx. La Voix des Mille-Iles, le 4 février 2004.

Le mardi 23 mars 2004. Michèle Audette : une femme tenace.
Michèle Audette n'aime pas trop le mot tolérance. « C'est comme si on disait à un enfant qui souffre de tolérer son mal! », s'exclame-t-elle. Elle lui préfère le mot respect. « Pourquoi aurai-je à tolérer qu'on me regarde avec dédain si je mange du caribou ? J'aime mieux éduquer et sensibiliser les gens à ce que je mange. C'est propre à moi et à ma culture. On n'est pas obligé de m'aimer, mais on doit me respecter, c'est mon droit. Si tu n'es pas content, va ailleurs! »
Valérie Martin, Tolerance.ca

Le mardi 16 mars 2004. Julius Grey ou l'éloge de la liberté.
Il faut défendre les faibles, ceux qui sont défavorisés, qui possèdent moins. Notre société s'acharne sur les gens qui perdent ou qui font une erreur. Nous devrions revaloriser l'idée de pardon qu'on est en voie d'oublier et permettre aux gens de s'exprimer plus librement, sans risques de sanction.
Frédéric Denoncourt, Tolerance.ca

Le dimanche 7 mars 2004. La jeune fille à la perle.
Delft, XVIIe siècle, l'âge d'or de la peinture hollandaise. La jeune et ravissante Griet est engagée comme servante dans la maison du peintre Vermeer. elle s'occupe du ménage et des six enfants de Vermeer en s'efforçant d'amadouer l'épouse, la belle-mère et la gouvernante, chacune très jalouse de ses prérogatives. Au fil du temps, la douceur, la sensibilité et la vivacité de la jeune fille émeuvent le maître qui l'introduit dans son univers. A mesure que s'affirme leur intimité, le scandale se propage dans la ville.
Meisje met de parel. Vermeer (1665) Mauritshuis.
La jeune fille à la perle (Webber).
Cinema Montréal.

Le jeudi 4 mars 2004. La colère des parias.
" C'est un petit groupe qui s'est mis ensemble pour nous exploiter.
Ce n'est pas à cause de Dieu que nous sommes pauvres,
ce sont les hommes qui nous ont fait pauvres. "
Élifaite Laguerre, coupeur de canne à sucre en République Dominicaine.
En République Dominicaine, des travailleurs coupent 1,5 tonnes de canne à sucre par jour pour un dollar;
aux États-Unis, des cueilleurs de fruits exploités crient leur rage;
en Inde, plus de 18 millions de personnes vivent en état de servitude.
Gagner sa vie dans des conditions qui ressemblent à s'y méprendre
à de l'esclavage existe encore, en millions d'exemplaires.
Grands documentaires. Extremis. Télé-Québec. Le jeudi 4 mars 2004 à 20 h 00.

Le dimanche 29 février 2004. De Millet à Matisse.
Les Jeunes Filles de Mary Cassat. L'exposition de Millet à Matisse au MNBA du Québec.

Le mercredi 25 février 2004. John Peters Humphrey, le père de la Déclaration universelle des droits de l'homme.
Dans le cadre d'une série d'articles sur les grandes personnalités qui ont fait avancer la cause de la tolérance au Canada, Tolerance.ca présente John Peters Humphrey qui fut le principal rédacteur de la Déclaration universelle des droits de l'homme, adoptée par l'Organisation des Nations Unies, en 1948. Portrait intimiste d'un homme d'exception.
Connie Byrne, Tolerance.ca

Le lundi 23 février 2004. Qu'y a t'il après ?
Qu'y a-t-il après
Quand nos âmes ont disparu
Quand nos cœurs ne battent plus
Près de ceux qu'on aime ?
Si nos souvenirs se diluent dans l'infini
Qu'en est-il de nos amours et nos amis ?
Quand je m'en irai
Pour ailleurs ou pour après
J'aurai si peur de n'y trouver que des regrets
Je cherche déjà les chemins d'éternité
Qui pourront guider mes pas pour te trouver...
Yves Duteil. | Paroles.

Le vendredi 20 février 2004 et le samedi 21 février 2004. Portes ouvertes.
Visitez le CFAM, Centre de formation agricole de Mirabel entre 10 h 00 et 17 h 00.

Le mardi 10 février 2004. Une petite leçon de gestion.
Un représentant, une employée de bureau et un directeur du personnel Sortent du bureau a midi et marchent vers un petit restaurant
lorsqu'ils trouvent,sur un banc, une vielle lampe à huile. Ils la frottent et un génie s'en échappe. "D'habitude, j'accorde trois
souhaits, mais comme vous êtes trois, vous en aurez un chacun ".
L'employée de bureau bouscule les deux autres en gesticulant: " A moi, a moi! Je veux être sur une plage immaculée des Bahamas,
en vacances perpétuelles, sans aucun souci qui pourraient m'empêcher de profiter de la vie ".
Et pouf, l'employée de bureau disparaît aussitôt.
Le représentant s'avance a son tour : " À moi, a moi ! Je veux siroter une pina colada sur une plage de Tahiti avec la femme
de mes rêves!" Et pouf, le représentant disparaît.
" C'est a toi ", dit le génie en regardant le directeur du personnel. "
Je veux que ces deux la soient de retour au bureau après le déjeuner.
Morale de la leçon : Laissez toujours un supérieur hiérarchique s'exprimer en premier...
Envoyé par Arlette.

Le mercredi 28 janvier 2004. Attente et recherche.
Même l'absence de vent a une voix.
Dicton navajo. (Le code Navajo).

Le lundi 26 janvier 2004. L'artiste : chantre ou combattant ?
L'artiste a-t-il une mission dans la société ? Doit-il être doté du sens de l'engagement ? Quelles sont les luttes politiques et sociales qui mobilisent aujourd'hui nos artistes ? Nous avons posé ces questions à Richard Desjardins, Pierre Falardeau, Mononc'Serge…
Frédérique David est journaliste et collaboratrice régulière de Tolerance.ca

Le dimanche 25 janvier 2004. L'Amérique qu'on aime.
Elle est évidemment anti-Bush. Et même violemment. Mais elle est créatrice, généreuse, innovante. A l’origine des ONG les plus contestataires. A l’avant-garde de la littérature et de l’art. A la pointe des techniques mais aussi des idées. Certes, à un an de l’élection présidentielle, jamais cette Amérique n’a été aussi éloignée du pouvoir. Mais l’enquête de notre correspondant Philippe Boulet-Gercourt, de notre envoyé spécial Jean-Gabriel Fredet ainsi que des différents services du «Nouvel Observateur» montre à quel point elle n’a pas disparu.

Le lundi 19 janvier 2004. Début de la session d'hiver 2004 au Collège Lionel-Groulx.
Je vous souhaite une belle rentrée scolaire et une bonne et heureuse année !

Le lundi 12 janvier 2004. Le goût de l'avenir.
Il est encore temps de prendre des résolutions pour 2004, et je vous en soumets une qui change des promesses de faire plus d'exercice et de cesser de fumer. Elle m'est inspirée par l'écrivain français Jean-Claude Guillebaud qui nous propose de retrouver, comme l'indique le titre de son dernier ouvrage, le goût de l'avenir.
Avoir le goût de l'avenir, c'est vouloir gouverner celui-ci, écrit-il. C'est refuser qu'il soit livré aux lois du hasard, abandonné à la fatalité ou, pire encore, à la domination des puissants, aux logiques mécaniques, au déterminisme technologique ou aux lois du marché. C'est «être habité par l'idée du lendemain à construire» et «renoncer au renoncement contemporain». C'est rejeter la dictature du présent. C'est «réapprendre à dire non» et mettre en pratique le beau slogan des altermondialistes : Un autre monde est possible.
Une certaine gaieté nous fait défaut, selon Guillebaud. «La joie véritable que nous avons perdue, c'est celle de l'aube, celle des printemps, du lilas, des projets.» Il nous presse également de redécouvrir les colères véritables, «celles qui engagent».
Il s'agit, en somme, de réhabiliter l'espérance en un monde meilleur, évanouie dans le tumulte de la vie quotidienne et dont l'érosion nous est dissimulée par l'incantation obsessionnelle du changement.
L'espérance est, avec la liberté, l'antidote à l'autoritarisme.
Michel Venne. Le Devoir. Édition du lundi 12 janvier 2004.
Voir aussi : "La refondation du monde" de Jean-Claude Guillebaud (Éditions du Seuil)
Un résumé du livre préparé par Jean-Claude Keller. Gymnase de Morgues (Suisse).


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