Albert Davoine - Archives du journal  - Cinquième année- 2003


17 décembre 2003. Bonnes vacances de Noël !
L'édition régulière du Journal de classe reprendra avec le début de la session d'hiver 2004 au Collège Lionel-Groulx,
soit le lundi 19 janvier 2004. Joyeux Noël et Bonne Année 2004 !

Le lundi 15 décembre 2003.
À visiter : Traditions de Noël en France et au Canada.

Le dimanche 14 décembre 2003. Ma vie n'est qu'amour.
Cet amour par qui l'on connaît l'autre et qui, en même temps, protège son mystère.
Tes yeux m'interrogent, tristes, cherchant à pénétrer ma pensée; de même la lune voudrait connaître l'intérieur de l'océan.
J'ai mis à nu devant toi ma vie tout entière, sans en rien omettre ou dissimuler. C'est pourquoi tu ne me connais pas.
Si ma vie était une simple pierre colorée, je pourrais la briser en cent morceaux et t'en faire un collier que tu porterais autour du cou.
Si elle était simple fleur, ronde, et petite, et parfumée, je pourrais l'arracher de sa tige et la mettre sur tes cheveux.
Mais ce n'est qu'un coeur, bien-aimée. Où sont ses rives, où sont ses racines ?
Tu ignores les limites de ce royaume sur lequel tu règnes.
Si ma vie n'était qu'un instant de plaisir, elle fleurirait en un tranquille sourire que tu pourrais déchiffrer en un moment.
Si elle n'était que douleur, elle fondrait en larmes limpides, révélant silencieusement la profondeur de son secret.
Ma vie n'est qu'amour, bien-aimée.
Mon plaisir et ma peine sont sans fin, ma pauvreté et ma richesse éternelles.
Mon coeur est près de toi comme ta vie même, mais jamais tu ne pourras le connaître tout entier.
Rabindranath Tagore

Le samedi 13 décembre 2003. Une nouvelle arche de Noé.
Quand nous arrivons à croire que nous possédons Dieu parce que nous appartenons à telle ou telle église, nous sommes parfaitement aisés de penser que Dieu sert uniquement à nous permettre d’assommer avec plus de componction les gens qui, pour leur bien ou pour leur mal, se font de lui une idée différente de la nôtre sur quelques détails théoriques.
E. Drewermann dans Dieu en toute liberté.

Le vendredi 12 décembre 2003.
Quand la religion fait injure à la raison,
elle répudie sa propre justification.
Rabindranath Tagore.

Le mercredi 11 décembre 2003.
Le lac des Deux Montagnes vu du parc d'Oka.

Le mardi 9 décembre 2003. Le Charest avant les boeufs !
En voulant réduire la taille de l'État québécois et en sabrant dans les programmes sociaux, Jean Charest et ses réformateurs intempestifs nous mènent rapidement vers de graves problèmes sociaux et économiques à la grandeur de la province. Heureusement, aveuglés par leur soif de réformes, ils viennent de nous proposer, sans le savoir, une solution à tous nos problèmes actuels.
Richard Lacombe. Les Grandes gueules. VOIR.

Le lundi 8 décembre 2003. Et quand l'alternance est impossible...?
... la démocratie propose une certaine forme de pouvoir et elle attire ainsi vers elle les appétits de tous ceux qui convoitent le pouvoir. Beaucoup n'ont que faire de la démocratie, mais la perçoivent comme une voie d'accès vers le pouvoir. La démocratie, en ce sens, est aujourd'hui victime de sa popularité : tous les assoiffés de pouvoir, qu'ils soient tyrans ou démagogues, fondamentalistes échevelés ou militaires aux articulations coincées, rendent un culte à la démocratie... dans le but de l'asservir. Regrettons si l'on veut cette convergence de toutes les voracités, mais ne nous étonnons de rencontrer, sur une route accessible à tous et qui conduit à un bien capiteux, le pire et le meilleur.
Dixit Laurent Laplante.

Le dimanche 7 décembre 2003. Sacré Moyen Âge !
Dès qu’il s’agit de quelque chose de ridicule, de dépassé, d’intolérable, on le qualifie de « moyenâgeux » ; ou bien on parle de « retour au Moyen Âge » ; ou encore on s’étonne : « pourtant, on n’est plus au Moyen Âge » ; ou enfin on dit qu’il faut « sortir du Moyen Âge ». Ces formules que l’on rabâche à la radio, à la télévision, dans les journaux et les revues ont fait du Moyen Âge le millénaire de toutes les horreurs et de toutes les stupidités. Agacé de lire et d’entendre ces réflexions presque quotidiennes, Martin Blais entreprend, à sa manière, de réhabiliter cette période, qualifiée bien à tort de « grande noirceur ». À cette fin, il développe 18 thèmes qui font découvrir un Moyen Âge ingénieux, progressif, fêtard, parfois anticlérical. Bref, un Moyen Âge à l’opposé de la représentation que la plupart des gens s’en font. En fermant le livre, c’est avec étonnement et admiration que le lecteur, débarrassé de ses préjugés, lancera : Sacré Moyen Âge !
Martin Blais.

Le samedi 6 décembre 2003. La walmartisation de l'emploi.
Wal-Mart, le distributeur américain devenu, en quelques années, la première entreprise du monde, fait l'objet de deux débats aux Etats-Unis. Le premier porte sur ses responsabilités dans le gonflement du gigantesque déficit commercial du pays. A chercher les produits les moins chers, Wal-Mart est de loin le premier importateur de produits chinois. Le second porte sur l'emploi.
Eric Le Boucher, Le Monde.

Le lundi 1 décembre 2003. L'éternité est de notre côté.
Visitez le site du groupe Les Zalarmes.

Le dimanche 30 novembre 2003. Morts les enfants.
Chiffon imbibé d'essence,
Un enfant meurt en silence
Sur le trottoir de Bogotá
On ne s'arrête pas
Dechiqu'tés aux champs de mines,
Décimés aux premières lignes
Morts les enfants de la guerre
Pour les idées de leur père

Bal à l'ambassade,
Quelques vieux malades
Imbéciles et grabataires
Se partagent l'univers
.../...
Mort l'enfant qui vivait en moi,
Qui voyait en ce monde-là
Un jardin, une rivière
Et des hommes plutôt frères
Le jardin est une jungle,
Les hommes sont devenus dingues
La rivière charrie les larmes,
Un jour l'enfant prend une arme.

Bal sur l'ambassade,
Attentat grenade
Hécatombe au ministère
Sur les gravats, les grabataires.
Paroles : Renaud / Musique : Renaud, Franck Langolff.
Repris par Les Zalarmes dans l'album «L'éternité est de notre côté»

Le mardi 25 novembre 2003. Questions ou suggestions.
Si vous avez des questions ou des suggestions, il me fera plaisir de vous répondre personnellement ou de façon anonyme sur cette page.
Merci de votre intérêt et de votre collaboration.
Cliquez ici pour m'envoyer un message.

Le jeudi 20 novembre 2003. Amour et estime de soi.
On confond parfois estime de soi et narcissisme. L’estime de soi est la conscience réaliste de ses forces et de ses limites dans différents domaines. Le narcissique cultive l’image de l’être sans défaut, qui ne reconnaît pas ses limites et se surévalue. Le parent qui souligne les succès, les progrès de son enfant contribue à développer son sentiment de compétence. Mais il doit aussi nommer les difficultés auxquelles son enfant se bute et l’encourager à les surmonter.
Sylvie Bourcier, intervenante en petite enfance. Petit Monde.

Le mercredi 19 novembre 2003. Le virage à droite des élites politiques québécoises.
Cet essai se veut une contribution aux efforts des acteurs sociaux et de tous ceux qui cherchent à comprendre ce qui se joue depuis deux décennies sur l’échiquier politique québécois. Il démontre qu’une autre démocratie est possible… pourvu que les bâtisseurs d’alternatives ne soient pas dupes. Le but est de dégager des clés pour démystifier le discours ambiant, discerner le discours de la réalité, distinguer les programmes électoraux des programmes de gouvernement et percevoir les grands enjeux qui interpellent notre génération.
Jacques B. Gélinas.

Le samedi 15 novembre 2003.
Visitez le site de Jeanne Lacombe. Coquelicots.
Bonne fin de semaine !

Le mardi 11 novembre 2003. Le Jour du Souvenir.

In Flanders fields the poppies blow
Between the crosses, row on row,
That mark our place; and in the sky
The larks, still bravely singing, fly
Scarce heard amid the guns below.

We are the Dead. Short days ago
We lived, felt dawn, saw sunset glow,
Loved and were loved, and now we lie
In Flanders fields.

Take up our quarrel with the foe:
To you from failing hands we throw
The torch; be yours to hold it high.
If ye break faith with us who die
We shall not sleep, though poppies grow
In Flanders fields.
McCrae, John (1872-1918)

Le dimanche 9 novembre 2003.
Visitez Les collections numériques de le Bibliothèque nationale du Québec.

Le mardi 4 novembre 2003. Note de service.
En cas de panne d'un de nos serveurs, vous pourriez essayer les liens directs suivants :
pour les cours : http://davoine.clg.qc.ca/index.html ou http://aladin.clg.qc.ca/~davoinea
pour cette page du journal de classe : http://www3.sympatico.ca/albert.davoine
ou la page d'accueil principale : www.davoine.ca

Le lundi 3 novembre 2003. Créer son travail !
Le drame de notre époque, écrit Albert Camus, c’est que le travail, soumis entièrement à la production, a cessé d’être créateur. La société industrielle n’ouvrira les chemins de la civilisation qu’en redonnant au travailleur la dignité du créateur, c’est-à-dire en appliquant son intérêt et sa réflexion autant au travail lui-même qu’à son produit. La civilisation désormais nécessaire ne pourra pas séparer, dans les classes comme dans l’individu, le travailleur et le créateur. Toute création nie en elle-même le monde du maître et de l’esclave. La hideuse société de tyrans et d’esclaves où nous survivons ne trouvera sa mort et sa transfiguration qu’au niveau de la création.
Billet de Denis Gagnon, o.p. dans Spiritualité 2000.

Le jeudi 30 octobre 2003. La désobéissance, un signe de bonne santé !
Un enfant qui va bien essaie de faire ce qu'il ne peut pas, il tente l'impossible précisément parce qu'il est sain d'esprit et que, naturellement, il mesure l'étendue de son territoire. Ainsi, Zoé s'empare de la poupée de sa petite soeur tout en observant très finement la réaction de celle-ci et celle de sa maman. De cette façon, elle découvre les limites de son terrain à elle, qui s'arrête là où commence le terrain des autres.
Vanessa Greindl, La ligue des familles de Belgique et Petit Monde.

Le mercredi 29 octobre 2003. La confusion des genres.
Débat autour de l’évolutionnisme. La marge est mince entre croyance et science, la première prenant souvent le relais lorsque la deuxième fait défaut. La théorie de l’intelligent design, dernier avatar du créationnisme et parfait outil de propagande pour le gouvernement américain, parvient habilement à mêler les genres. Assez pour convaincre une population avide de réponses toutes faites, au grand désespoir d’un grand nombre de scientifiques.
Aurore Lehmann dans Quartier Libre (Journal des étudiants de l'Université de Montréal.)

Le mardi 28 octobre 2003. Mal de Terre.
Notre planète va mal : réchauffement climatique, épuisement des ressources naturelles, pollution des sols et de l’eau provoquée par les industries civiles et guerrières; disparité des richesses, malnutrition des hommes, taux d’extinction effarants des espèces vivantes, etc. La situation est-elle vraiment dramatique ? Que penser des thèses qui le contestent ?
Hubert Reeves aux Belles Soirées de l'Université de Montréal.

Le lundi 27 octobre 2003. Boris Cyrulnik, le magicien.
Fortement médiatisé, l'effet Cyrulnik repose sur des ingrédients multiples, dont cette voix particulière, douce et envoûtante qui séduit autant par la clarté de l'exposé et par sa force de conviction que par sa puissance hypnotique. Pas vraiment théoricien mais plus qu'un vulgarisateur, Boris Cyrulnik officie dans plusieurs catégories : celle du prosateur de talent, du conteur populaire, du clinicien inspiré ou du psychothérapeute (re)constructiviste.
Marc-Alain Wolf est psychiatre à l'hôpital Douglas de Montréal et membre de Tolerance.ca

Le dimanche 26 octobre 2003.
Visitez Le marché Jean-Talon à Montréal

Le samedi 25 octobre 2003, assemblée générale des Anciens de la FUCaM
et retrouvailles des diplômés de 1968 après 35 ans.

Le lundi 20 octobre 2003. Politiques sociales.
PolitiquesSociales.net est né d’une volonté d’offrir un outil facile d’accès et d’utilisation, constamment mis à jour, à tous ceux qui s’intéressent à l’évolution des politiques sociales dans le cadre de la mondialisation. C’est une initiative du CPDS, le Centre de recherche sur les Politiques et les développement social de l’Université de Montréal. Veille sur les politiques sociales et la mondialisation, Politiques Sociales.net a pour ambition de constituer une base documentaire vivante. Elle veut permettre un accès direct, immédiat, à jour et gratuit à l’information pertinente sur les principales politiques sociales des principaux pays industrialisés, leur évolution et l’évaluation qu’en font les chercheurs.

Le dimanche 19 octobre 2003. Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Demandez-vous belle jeunesse
Le temps de l'ombre d'un souvenir
Le temps du souffle d'un soupir
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Dossiers Le Soir : Jacques Brel.

Le samedi 18 octobre 2003. La Galerie de Vincent Van Gogh.

Le vendredi 17 octobre 2003. L'été des Indiens.
Phénomène intrigant s'il en est un, l'été des Indiens traîne dans son sillon un aura de mystère… Comme un dernier soubresaut de l'été au moment où on ne l'espère plus, cet intermède de températures clémentes en automne a fait chanter nombre de poètes et soupirer d'aise bien des tempéraments frileux. Un peu comme si le temps, déjouant toute logique, se permettait un petit écart pour nous permettre de faire le plein d'énergie avant les rudes secousses de l'hiver...
MétéoMédia

Le jeudi 16 octobre 2003. La vie dans une bulle.
L'existence moderne présente tant de complexité que chacun d'entre nous ferme les yeux et les oreilles à de larges pans de la réalité. Pourquoi se pencher sur ce que, de toute façon, on ne comprendra jamais ? Même repli sur soi face aux réalités trop cruelles. À quoi bon ressasser l'horreur si l'on n'y peut rien. De suppression en sélection, de tri en rejet, on finit par restreindre la vue et l'intérêt à un tout petit monde, à une bulle à l'intérieur de laquelle on ne conserve que le familier, le rassurant, l'intéressant. Le reste, on présume qu'il n'existe pas. Il y a cependant des rôles qui exigent le courage de voir.
Dixit Laurent Laplante.

Le mercredi 15 octobre 2003. Le roquefort.
Le lait des brebis, acheminé jusqu'à la fromagerie Papillon quelques heures après la traite, est déposé dans de grandes cuves en inox où, après caillage, il est découpé en tout petits dés, selon des méthodes issues des traditions fromagères du Pays de Roquefort. Le caillé de brebis est alors ensemencé par le penicillium roqueforti, que l'on recueille dans le pain de seigle. le pénicillium est obtenu à partir du pain de seigle fabriqué par le boulanger de Papillon, selon une recette ancestrale. C'est lui qui donnera sa personnalité au Roquefort papillon.
Le roquefort Papillon. Traditions et techniques.
Le roquefort Société.
Office de Tourisme du Pays de Roquefort.
Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute...
Jean de la Fontaine : Le Corbeau et le Renard.

Le mardi 14 octobre 2003. Les grands bleus.
Vieux de plusieurs millénaires, le fromage a une histoire aussi longue que celle de l'élevage (IXe millénaire avant JC). Nées de l'ingéniosité des hommes, les pâtes persillées, plus couramment appelées les "bleus", peuvent s'enorgueillir de plus de mille ans d'histoire en Europe. Au 1er siècle, Pline l'Ancien citait déjà les fourmes.
La Maison du Lait.

Le lundi 13 octobre 2003. Fête de l'Action de Grâces au Canada :
Durant le long congé, visitez :
City of Edmonton (Alberta)
University of Alberta
West Edmonton Mall
Valley Zoo Edmonton
Fort Edmonton Park

Le jeudi 9 octobre 2003. Il ne nous quitte pas.
La veuve du chanteur évoque le cheminement du poète, ses frasques et le travail de la Fondation Jacques Brel.
Par Roger Pierre Turinne dans La Libre Belgique.
Les paroles des chansons de Jacques Brel.

Le samedi 4 octobre 2003. Assemblée générale des Anciens du Collège de Bonne-Espérance.
L'histoire de l'abbaye de Bonne-Espérance commence par une donation: en 1125, le seigneur de Croix-lez-Rouveroy donne une partie de son domaine à une jeune communauté de chanoines qui vient de se former à Prémontré (près de Laon) sous la direction d'un certain Norbert, prêtre d'origine allemande, dont la prédication a opéré plusieurs conversions, notamment celle du fils du seigneur de Croix-lez-Rouveroy. Arrivés en 1126 sous la conduite d'Odon, les premiers religieux occupent plusieurs emplacements avant de se fixer en 1130 sur le site actuel de l'abbaye; ils donnent à la nouvelle fondation le nom de Bonne-Espérance.

Jubilé de 40 ans des Rhétoriciens de 1963 :
Quidquid recipitur ad modum recipientis recipitur : tout ce qui est reçu est reçu en fonction du récipient.
Monsieur l’abbé Émile GONZE, professeur de mathématiques, de physique et de chimie avait l’humour subtil et l’esprit vif. Il ne se prenait pas au sérieux mais faisait tout très sérieusement. Il avait vis-à-vis des sciences une conception toute relative (sans jeu de mots) et répétait fréquemment que, sur Terre, rien n’était absolu ni définitif ; ce qui est considéré comme vrai aujourd’hui peut très bien être contredit ou démenti demain. Cette position devait nous conduire à être plus tolérants et n’admettre aucun dogmatisme scientifique.
Texte intégral de l'allocution de Michel Lison.

Le vendredi 3 octobre 2003. Le contenant et le contenu.
Le professeur de pêche installa sur la berge le jeune néophyte et lui confectionna une ligne rudimentaire. "Il faut bien que les jeunes s'amusent un peu", dit-il d'un air attendri et condescendant. Puis il se fit une monture très perfectionnée en murmurant: "Passons aux choses sérieuses."
A la fin de la journée, l'adolescent avait ramené plusieurs poissons cependant que son maître, de la génération supérieure, revenait bredouille et déclarait irrité: "Ce n'est pas de la pêche professionnelle !"
Andre Jorrand, Intemporel, Bulletin de la Société nationale de musique.

Le contenant et le contenu.
Il y avait un gourou considéré par tout le monde comme la Sagesse incarnée.
Chaque jour il discourait sur divers aspects de la vie spirituelle et il était évident pour tout le monde que personne n'avait jamais surpassé cet homme en ce qui concernait la variété, la profondeur et le caractère séduisant de son enseignement.
Ses disciples ne cessaient de le questionner sur la source d'où il tirait cette inépuisable provision de sagesse.
Il leur dit qu'elle était toute consignée dans un livre dont ils hériteraient à sa mort.
Le lendemain de sa mort, les disciples trouvèrent le livre exactement à l'endroit où il avait dit qu'il serait.
Il n'y avait qu'une page dans ce livre et qu'une phrase écrite sur cette page :
« Comprenez la différence entre le contenant et le contenu et la source de la Sagesse s'offrira à vous. »
Anthony de Mello.

Le jeudi 2 octobre 2003. Néo-césaro-papisme ?
J'en conviens immédiatement : l'expression est horrible. Elle n'est d'ailleurs pas inscrite au dictionnaire et je ne souhaite pas l'y voir. Je crains, cependant, que la chose soit plus laide encore et qu'elle nous expose à de multiples et dangereux malentendus. Le césaro-papisme, c'est la confusion entre le domaine de César et celui du pape, entre le champ dévolu au pouvoir civil et celui sur lequel tente de régner l'autorité religieuse. Dans bon nombre de sociétés, les siècles ont fini par provoquer une séparation, puis une coexistence faite de respect mutuel et de réalisme entre l'État civil et la référence religieuse. Cela n'est peut-être pas acquis à jamais. Si néo-césaro-papisme il y a, je le verrais dans un effort moderne des croyances religieuses pour reconquérir la primauté et infléchir la gouvernance civile. À mes yeux, cet effort, pour dispersé et multiforme qu'il soit, est présentement observable. Et inquiétant.
Dixit Laurent Laplante.

Le mercredi 1 octobre 2003. L'homme, ce génial propre à rien.
Ce qui distingue l'homme des autres animaux, c'est qu'il n'est pas spécialisé. Toute autre espèce ne survit que par une adaptation toujours plus fine de ses organes à une niche donnée. Faute de quoi elle disparaît. Ainsi la pince du crabe ou les tentacules de la pieuvre sont-ils très précisément adaptés au contexte dans lequel ces animaux évoluent. Mais prenez la main de l'homme ! Elle n'est pas spécialisée ! Elle peut saisir un outil, donner des coups, caresser, jouer du piano... Elle est multifonctionnelle. Tout comme notre cerveau. C'est cette non-spécialisation qui est à mon avis la caractéristique majeure du processus d'hominisation. C'est aussi parce qu'il n'a pas de niche que l'homme a envahi le monde.
Michel Serres. | Propos recueillis par Jean-François Duval.

Le mardi 30 septembre 2003. Le chef libérateur.
L'homme n'est pas l'outil, l'homme est le but ultime
et l'entreprise n'est qu'une aventure humaine
engagée pour servir le bonheur quotidien.
Le chef n'est qu'un soldat qui doit, servant les autres,
n'obéir humblement qu'à sa mission d'aimer.
Poèmes de gestion.

Le lundi 29 septembre 2003. L'amitié l'emporte sur les liens du sang.
L'amitié l'emporte sur les liens du sang en ce qu'il peut y avoir parenté sans bienveillance et non point amitié. L'amitié n'est autre chose qu'un accord parfait de sentiments joint à une bienveillance et une tendresse mutuelles... Parmi les nombreux et solides avantages de l'amitié, le plus précieux, à mon avis, est de nous donner confiance en l'avenir et de ne point laisser les esprits se décourager et s'abattre. Avoir un ami, c'est avoir un autre soi-même.
Cicéron.

Le dimanche 28 septembre 2003. Les Maîtres de l'orge.
Dorp 1854 - 1997 : 150 ans d'histoire et cinq générations qui, une à une, ont apporté leur pierre à l'empire des Steenfort. Un géant de la brasserie si solide qu'il a pu résister à deux guerres mondiales et à un crack économique. Mais ces événements ne sont rien comparés aux terribles luttes de pouvoirs que se sont livrés les héritiers, et à l'obsession de vengeance qui, de tout temps, a animé ces familles ennemies. Car les empires industriels ne peuvent s'ériger que grâce à la passion, l'enthousiasme et l'obstination des hommes.
C'est ce pouvoir des sentiments qui ressort à travers huit albums constituant incontestablement un chef-d'oeuvre de la bande dessinée. Une fresque d'une exceptionnelle envergure. Jean Van Hamme, avec Francis Vallès, manipule un récit haletant où destins d'exceptions et coups de théâtre se succèdent pour retracer la destinée des Maîtres de l'orge.
Saint-Polycarpe 2000 : au Québec, une autre histoire de bière belge commence, de la terre à la bière, à la Ferme Brasserie Schoune.

Le samedi 27 septembre 2003. Fête de la Wallonie à Montréal :

ON EST BOREGNE
Paroles d'Henri Tournelle, musique de Georges Simon
en patois du BORINAGE (Hainaut, Belgique)

Ascoutez l'infants su l'pavé
qui fusstent braques ou bié inlvés
de pauve ou bié d'riche fa-mie
les garçons autant qu'les fies
vous n'd'intindrez nié ée seûl parler francés.

Vous diront que, pou les djeus
c'est in patois qu'on s'comprind l'mieus
ascoutez leus discussions, leus rébus, leus réflexions
on a du plaisi rié qu'à l's'intinde de d'lon...

Refrain :
On est borégne ou on n'l'est nié
ca viét d'famie, on n'y pwet rié
on éme el patois de s'vilâge
pour nous c'est l'pu biau des langâges
on est borégne dins l'ardeyon
on n'roudgit nié de ses tayions
on s'fout des faizeux d'imbaras
on s'ra borégne tant qu'on vivra.

Quand ed voyage à l'etranger
eyeé qu'dins ée cwégne erculé
dj'intinds qu'on pale el langâge
qui m'rappelle el Borinâge
ed'm'arète pou ascouter avec fierté
el patois r'viet toudi au d'seur
fuss dins l'gaîté ou dins l'malheur
c'est s'langâge-là qu'el maman
pale à s'petit gniot infant
c'est pour ça qu'i fait rizète in l'ascoutant.

Le vendredi 26 septembre 2003. Les théories de la motivation.
Le comportement ne se laisse jamais totalement expliquer par la motivation. Toutefois un comportement est motivé quand il est consciemment voulu, quand il a un objectif et un sens. La motivation est un processus psychologique qui cause le déclenchement, l'orientation et le maintien d'un comportement. Elle est donc basée sur deux postulats fondamentaux : l'homme est libre du choix de ce qu'il fait ou ne fait pas et ses actions sont toujours orientées vers un objectif, qu'il soit conscient ou non.
Chantal Rivaleau, dans cadredesante.com

Le jeudi 25 septembre 2003. Les USA face à la menace islamiste.
Les musulmans sont autant victimes que les autres groupes de notre société de cet islamisme radical, qu'ils n'osent cependant pas dénoncer, de peur de représailles. Mais ce sont eux qui sont les plus aguerris pour démasquer ce discours obscurantiste. Les musulmans d'Amérique du Nord, mieux intégrés que ceux d'Europe, sont particulièrement bien placés pour effectuer ce travail devenu essentiel à notre sécurité. Il faut cependant les appuyer et les aider à mieux s'organiser.
Daniel Pipes rencontré par Yvan Cliche, membre de Tolerance.ca

Le mercredi 24 septembre 2003. Recueillement.
Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille.
Tu réclamais le Soir; il descend; le voici:
Une atmosphère obscure enveloppe la ville,
Aux uns portant la paix, aux autres le souci.

Pendant que des mortels la multitude vile,
Sous le fouet du Plaisir, ce bourreau sans merci,
Va cueillir des remords dans la fête servile,
Ma Douleur, donne-moi la main; viens par ici,

Loin d'eux. Vois se pencher les défuntes Années,
Sur les balcons du ciel, en robes surannées;
Surgir du fond des eaux le Regret souriant;

Le Soleil moribond s'endormir sous une arche,
Et, comme un long linceul traînant à l'Orient,
Entends, ma chère, entends la douce Nuit qui marche.
Charles Baudelaire.

Le mardi 23 septembre 2003. Si vous pensez au suicide, lisez d'abord ceci.
Si vous vous sentez suicidaire, arrêtez-vous pour lire ce qui suit. Cela ne vous prendra que cinq minutes.
Je ne veux pas vous dissuader de la réalité de votre souffrance.
Je ne vous parlerai ici que comme quelqu'un qui sait ce que souffrir veut dire.
David L. Conroy, texte traduit et modifié par Stéphane Barbery.

Le lundi 22 septembre 2003. Un peu de culture pour commencer la semaine...
Encore aujourd'hui, de nombreuses personnes, en écrivant le chiffre sept utilisent une barre supplémentaire horizontale au milieu du
chiffre. La plupart des typographies l'ont fait disparaître aujourd'hui, comme vous pouvez le constater ici : 7.
Mais savez-vous pourquoi a survécu cette barre jusqu'à nos jours ? Il faut remonter bien loin, aux temps bibliques :
Lorsque Moïse eut gravi le mont Sinaï , et que les 10 commandements lui furent dictés, il redescendit vers son peuple et leur lut, à haute
et forte voix, chaque commandement.
Arrivé au Septième, il annonça: "Tu ne désireras pas la femme de ton prochain ! "
Et là, de nombreuses voix s'élevèrent parmi le peuple lui criant :
"Barre le Sept, barre le Sept !!! "
De la part d'Arlette Davoine. Mallettes scientifiques.

Le vendredi 19 septembre 2003. Espérance du monde.
Aujourd'hui, dans la nuit du monde et dans l'espérance,
j'affirme ma foi dans l'avenir de l'humanité.
Je refuse de croire que les circonstances actuelles
rendent les hommes incapables de faire une terre meilleure.
Je refuse de partager l'avis de ceux qui prétendent l'homme à ce point captif de la nuit
que l'aurore de la paix et de la fraternité ne pourra jamais devenir une réalité.
Je crois que la vérité et l'amour, sans conditions,
auront le dernier mot effectivement.
La vie, même vaincue provisoirement,
demeure toujours plus forte que la mort.
Je crois fermement qu'il reste l'espoir d'un matin radieux,
je crois que la bonté pacifique deviendra un jour la loi.
Chaque homme pourra s'asseoir sous son figuier, dans sa vigne,
et plus personne n'aura plus de raison d'avoir peur.
Martin Luther King

Le jeudi 18 septembre 2003. Cancun : virage, pause ou renonciation ?
Le terme d'échec revient dans presque tous les comptes rendus portant sur la rencontre de Cancun. Cela n'en dit pas long sur les suites qu'aura cet avortement. On avait, en effet, prononcé un verdict analogue lors de la foire d'empoigne de Seattle, puis on avait remis la négociation sur ses rails et entrepris, selon un vocabulaire digne de la boxe, la « ronde » suivante. Qu'en sera-t-il cette fois ? Même si, théoriquement du moins, Cancun laisse trois choix à l'humanité, c'est à une alternative passablement étanche que nous faisons face. Puisqu'il ne saurait être question de renoncer à raffiner sans cesse les règles du commerce, il reste à choisir entre la reprise du débat sur les mêmes bases et un dialogue plus respectueux des besoins fondamentaux des participants. Donc, virage ou simple pause. Préférons la première hypothèse.
Dixit Laurent Laplante.

Le mercredi 17 septembre 2003. L'ordre des lettres dans les mots.
Sleon une édtue de l'Uvinertisé de Cmabrigde, l'odrre des ltteers dnas un mtos n'a pas d'ipmrotncae, la suele coshe ipmrotnate est que la
pmeirère et la drenèire soit à la bnnoe pclae. Le rsete peut êrte dnas un dsérorde ttoal et vuos puoevz tujoruos lrie snas porlblème. C'est
prace que le creaveu hmauin ne lit pas chuaqe ltetre elle-mmêe, mias le mot cmome un tuot.
Notez cependant qu'il est quand même préférable de soigner l'orthographe dans vos travaux universitaires...

Le mardi 16 septembre 2003. Plagier ou citer ?
Bonjour monsieur. Je voulais seulement vous informer que j'ai utilisé votre site Internet - qui est fort intéressant, en passant - pour compléter un travail portant sur la production et la logistique, je me suis donc permis de reprendre plusieurs des questions se retrouvant dans vos résumés, pour les utiliser dans mon texte. Ceci dit, je vous en informe, car moralement je considère cela comme étant du plagiat.
Réponse : Si je publie tous ces textes, c'est bien pour que mes étudiants et mes lecteurs les utilisent, sinon je ne les publierais pas. Beaucoup d'autres ont agi ainsi avant moi depuis des millénaires : en toute modestie, je n'ai donc pas inventé la roue. Cependant, il me fait toujours plaisir de savoir que mes écrits peuvent être jugés intéressants. La différence entre plagier et citer, c'est simplement la politesse de mentionner ou d'en informer l'auteur. Et c'est tout à votre honneur d'avoir fait preuve de ce savoir-vivre. Je vous en remercie et je vous souhaite de poursuivre de belles études.
Voir à ce sujet le texte de Christian Vandendorpe de l'Université d'Ottawa |
et le texte de Luc Dupuy de l'Université du Québec à Montréal.

Le lundi 15 septembre 2003. Ce n'est pas le doute qui rend fou, disait Nietzsche, c'est la certitude.
... Convaincus de tenir la Vérité, bien des intellectuels, en Occident, ont été tout à tour marxistes orthodoxes, puis maoïstes, puis soixante-huitards, puis tiers-mondistes, sans que la faillite de leurs utopies successives les aient le moins du monde découragés de passer de l'une à l'autre. Dans la même lignée généreuse et au nom cette fois de l'idéal égalitaire, nos hérauts du politiquement correct prennent aujourd'hui d'un coeur léger, avec la loi qu'ils veulent nous imposer, le risque de nous diriger vers une société déboussolée, où des mots clés ne voudront plus rien dire, à force de trop vouloir leur faire dire. Mais que leur importe ! «Périssent trente mille hommes plutôt qu'un principe», disait je crois Frédéric II. Idéologie, quand tu nous tiens, on peut bien dire adieu valeurs, adieu bon sens, bonjour la décadence ! ...
Lettre ouverte de Paul Mercier au journal Le Devoir.

Le vendredi 12 septembre 2003. Hymne à la joie.
Que les peuples se rassemblent
Dans une éternelle foi
Que les hommes se rassemblent
Dans l'égalité des droits.
Nous pourrons tous vivre ensemble
La charité nous unira
Que pas un de nous ne tremble
La fraternité viendra.
Paroles: Schiller, Fr: J.Folliet. Musique: Ludwig Van Beethoven

Le jeudi 11 septembre 2003. Tolérance : l’effet inhibiteur du discours bien pensant.
Le problème actuel repose sur le fait qu’en exposant certaines réalités d’une manière superficielle, il arrive que l’on produise un effet tout à fait contraire à celui escompté. On accentue en effet l’inconfort que suscite le sujet en l’abordant trop rapidement, sans accorder du temps à la réflexion et aux échanges qui permettraient de brosser un portrait des solutions, des idées, des réactions face à la tolérance et de leurs conséquences concrètes. En souhaitant favoriser coûte que coûte une idée conforme à la rectitude, on contribue à refouler les angoisses et on évite de confronter les résistances, décourageant ainsi une remise en question réelle. Levez un coin du tapis et il vous apparaîtra que le « ménage » n’a pas été fait complètement.
...
Ces attitudes montrent aussi que ces jeunes semblent avoir appris à envisager les relations interpersonnelles, qui impliquent un cadre interculturel, comme un lieu de compromis plutôt que de collaboration. On sait que, dans le premier cas, les deux parties concèdent alors que, dans le second, les deux peuvent tirer parti de la relation.
Christiane Carrère, dans Tolerance.ca

Le mercredi 10 septembre 2003. Un portail dédié à l’économie sociale au Québec.
Après une année de développement, l’Asso lance sur Internet le carrefour des OSBL, coopératives et associations. Le site Asso.ca offre une multitude de services, d'outils et de ressources pour les communications et la bonne marche des associations, coopératives ou organismes à but non-lucratif. La plupart des services sont gratuits. Tiré du Carnet Techno de Bruno Guglielminetti à Radio-Canada.
Dans la section Documentation, vous trouverez des pages très intéressantes sur la gestion des OSBL.

Le mardi 9 septembre 2003. Avoir de la passion pour autrui.
J’essaie d’avoir la passion de la compassion. La passion, ça ne vaut rien. Il y en a qui ont la passion de leur petite famille ou celle de leur job. Moi, ça m’écœure de voir ce monde-là. Il faut avoir de la passion pour autrui. Quand je vois des itinérants où des gens qui ont des gros problèmes, ça me touche. Ce sont nos frères et nos sœurs.
Léo-Paul Lauzon, cité par Frédérique David dans Tolerance.ca

Le lundi 8 septembre 2003. La source des grands fleuves.
Il faut avoir le coeur placé haut pour verser certaines larmes : la source des grands fleuves se trouve sur le sommet des monts qui avoisinent le ciel.
Chateaubriand. Cité par Carole Trahan, l'Échappée Belle, Radio-Canada.

Le vendredi 5 septembre 2003. Plein de câlins !
Afin qu’un enfant se développe normalement et sainement, il faut que les deux parents s’impliquent auprès de l’enfant. Les études en psychologie démontrent que le rapport de l’enfant à sa mère lui apporte une sécurité de base, une capacité de vivre des rapports faits d’intimité et de rapprochements relationnels. Pour sa part, le père apporte l’ouverture sur le monde à cause de son énergie d’homme, sa vision du monde différente de la mère, le type de rapport fait plus de jeux.
Richard Langevin, dans Petit Monde.

Le jeudi 4 septembre 2003. Je veux ça !
Le chef est un éducateur. Il prend par la main et conduit, ailleurs, plus loin. Le souvenir du maître qui sourit devant l'élève qui le dépasse, reste longtemps gravé dans la mémoire de l'homme.
Lettre de relance

Le mercredi 3 septembre 2003. Insignifiant, le Canada ?
Une armée qui n’est plus que l’ombre d’elle-même, un peuple mercantile qui se détache de ses engagements envers les plus pauvres de la terre, des diplomates démoralisés et sans influence... «Depuis 40 ans, nous nous désintéressons du monde, nous nous sommes endormis!» dit Andrew Cohen.
Michel Vastel, dans L'Actualité.

Le mardi 2 septembre 2003. Le sens des affaires.
... une direction qui ne répond pas à un appel de l'infini, une ligne que l'on trace sans idéal de droiture, finissent par prendre la tournure de cercles parfois vicieux. Alors quel chemin prendre, quelle mission donner à notre entreprise ?
Lettre de relance

Le lundi 1 septembre 2003. Congé de la Fête du travail au Canada.
Visitez le Jardin Daniel A. Séguin de l'Institut de technologie agroalimentaire de Saint-Hyacinthe.

Le vendredi 29 août 2003. Le chef, une présence rassurante.
Le leader est une personne essentiellement présente. Le chef démocratique détient son autorité du fait qu'il ou elle a su rallier le consensus des gens autour des valeurs fondamentales, autour d'une mission d'entreprise. Le chef incarne donc ce qu'il y a de plus fragile, de plus invisible, de plus essentiel : le sens de l'entreprise.
Lettre de relance.

Le jeudi 28 août 2003.
Lisez Tintin et la guerre en Irak.

Le mercredi 27 août 2003. L'antilope.
Tu es belle, comme le jour qui reluit.
Tu es bonne, comme la goutte de pluie.
Tu est douce, comme le parfum de la nuit.
Tu mes mienne, comme le sang de ma vie.

Le mardi 26 août 2003. Le travail accompli.
Le regard de respect avec lequel le chef considère les personnes dans l'entreprise permet d'établir un climat fraternel rassurant, propice à l'éclosion de la collaboration créatrice et à la préparation de la relève.
Lettre de relance. Août 1989.

Le lundi 25 août 2003. Début de la session d'automne 2003 au Collège Lionel-Groulx
Je vous souhaite une belle et bonne rentrée scolaire !

Le Journal de classe fait relâche pour l'été 2003.
La publication reprendra avec le début de la session d'automne, le 25 août 2003.
Je vous souhaite un bel été et de bonnes vacances !

Le mardi 3 juin 2003. Femmes de rêves, femmes d'espoir heureux...
Qu'allez-vous faire, vous les femmes, quand vous perdrez l'illusion que la société dans laquelle vous vivez vous inclut? Quand on vous dira de vous organiser avec les enfants que vous avez voulu faire, de vous en occuper mais tout en étudiant longtemps et tout en participant à la vie économique? On vous dira maintenant que c'est à vous de payer, de trouver une gardienne de confiance, de trouver un milieu épanouissant: c'est bien vous qui les avez voulus, ces enfants! Mais si la société veut des petits Québécois, c'est à toute la société d'y contribuer.
Quels rêves avez-vous, quels espoirs entretenez-vous pour votre carrière, votre avenir ? Ces rêves sont-ils de la même hauteur que ceux de votre conjoint ? La société dans laquelle vous vivez contribue-t-elle à faciliter la réalisation de vos ambitions tout en ayant une famille heureuse ?
Nous ne pouvons pas laisser le nouveau gouvernement faire reculer les acquis des femmes sans réagir. C'est aux femmes de s'unir, de revendiquer ce qu'elles veulent. Notre voix a un poids, la voix de nos mères, celle de nos filles et de nos fils, de nos conjoints. Refusons de perdre les garderies à 5 $ par jour, exigeons l'ouverture de nouvelles garderies publiques et privées, exigeons l'amélioration de la qualité des services donnés à nos enfants, donnons l'allocation généreuse aux familles qui veulent plus d'un enfant, et ce, indépendamment de leur revenu, exigeons la conciliation famille-travail et l'accès à la semaine de quatre jours. Encourageons les employeurs à se doter de garderies en milieu de travail. C'est toute la société qui sera ainsi gagnante.
Le Québec se place en tête de file des endroits où il fait bon vivre. Mais on n'y est pas assez bien pour vouloir y faire des enfants. Il faut que la société et les gouvernements élus adoptent des mesures pour redonner une place importante aux familles riches et pauvres. Mais si nous laissons le gouvernement sabrer dans le peu que nous avons, et ce, sans opposition, sans manifestation, sans dire ce que nous voulons, alors c'est que nous avons perdu l'espoir et que nos rêves se sont éteints.
Caroline Davoine
Le Devoir. Édition du jeudi 12 juin 2003


Le lundi 5 mai 2003. Un petit mot d'espoir.
L'étoile luit
L'espoir aussi
Attends ce soir
Que revienne l'espoir
Avec l'étoile qui luit
Et qui prolonge la vie...
De la part d'Yves Davoine, de France.

Le mardi 15 avril 2003. La fidélité rend libre.
La liberté est un absolu. Recherché comme tel, poursuivi comme un seul but parfait à atteindre, tout absolu devient source d'illusion, de perversion et de fanatisme. En effet, en faisant de la liberté la seule valeur importante de sa vie, l'humain en arrivera à être désorienté, incapable de reconnaître la réalité et obsédé par la peur de perdre une once de ce qu'il croit être son libre arbitre.
La liberté humaine est en fait la liberté de décider comment nous allons vivre en société. Nous n'avons pas le choix de naître et de mourir. Pour le reste, en résumant en une phrase la vie humaine, nous avons le choix d'aimer ou de ne pas aimer.
La liberté sans amour est un concept désincarné qui nous isole des autres et ne nous mène nulle part. La liberté engagée nous rapproche des humains et nous permet de créer l'amour et de répandre le bonheur.
C'est la fidélité de l'homme à sa mission qui le rend libre. Car c'est par sa mission que l'homme découvre sa propre vérité, qu'il se rend présent à lui-même et qu'il décide du sens de son existence, de ses décisions et de ses actions. Le chef qui obéit à sa mission se rend libre et libérateur.
Diriger autrement.

Le jeudi 10 avril 2003. La voie.
Un homme se console en pensant à demain
Quand il rencontrera d'autres êtres humains
Et que dans leurs regards le respect fera naître
La conscience que l'homme, en un jour, peut renaître
Et qu'il suffit d'un mot placé au bon endroit
Pour qu'une larme sèche et qu'un dos reste droit,
Et pour faire avancer, et d'un pas, puis d'un autre
Un compagnon de route, un autre fol apôtre.
©Albert Davoine. LR-1991-20.

Le mercredi 9 avril 2003. Le secret du Résistant.
Oscar, mon ami, avant d'être pris dans un dernier guet-apens, avant de te taire, de déposer les armes et de partir pour aller voir ailleurs si l'Autre existe encore, avant de mourir au champ d'honneur, dis-moi, je t'en prie, le secret du résistant! Pour que je poursuive la lutte et que j'enseigne comment se battre à mes enfants, à mes élèves, à mes amis. Lorsque j'avais vingt ans, et que tu avais mon âge, tu m'écrivais : "attendre la mort est une tâche d'homme, comme à vingt ans on attend une lettre d'amour". En embuscade, le résistant attend encore un message d'amour.
©Albert Davoine, LR-1996-12.

Le mardi 8 avril 2003. Quelques définitions.
Banquier. Personne qui serait d'accord de vous consentir un prêt à la condition que vous lui apportiez la preuve que vous n'en avez pas besoin.
Capitaliste. Personne qui se rend de son bureau climatisé en voiture climatisée à son club climatisé pour y prendre un bain de vapeur.
Parlement. Mot étrange formé de deux verbes « parler » et « mentir ».
Secret. Quelque chose que l'on ne dit qu'à une seule personne à la fois.
Snobisme. S'acheter des choses que l'on n'aime pas avec de l'argent que l'on n'a pas dans le but d'impressionner des gens que l'on n'aime pas.
Vedette. Personne qui travaille dur pour être reconnue et qui porte ensuite de grosses lunettes noires pour ne pas être reconnue.
De la part d'Arlette de Belgique. Les Mallettes Pédagogiques.

Le lundi 7 avril 2003. Mon Dieu est plus fort que le tien.
On doit agir selon sa conscience, mais on n'a pas le droit de se façonner la conscience que l'on veut. Le principe mérite d'être remis en mémoire lorsqu'un chef d'État érige les voix de sa conscience en politique officielle.
Dixit Laurent Laplante.

Le dimanche 6 avril 2003. Entre l'humain et la réalité.
De tous temps l'humanité a cru être le « nombril du monde ». Ce n'est que depuis peu, et seulement grâce à la démarche scientifique, que l'humanité a appris à se connaître elle-même en tant « qu'accessoire accidentel et extrêmement récent du monde »...
... On reproche souvent aux cours de sciences de trop mettre l’accent sur les résultats et pas assez sur la démarche. Ce site a pour but de présenter les fondements et les postulats philosophiques de la démarche scientifique ainsi que d’expliquer comment cette démarche procède pour chercher de nouvelles connaissances et pour juger de leur valeur de vérité...
Daniel Fortier.

Le samedi 5 avril 2003. Anne Azéma.
Unanimement saluée par les critiques de quatre continents pour ses interprétations passionnées et lumineuses de musiques et textes du moyen âge, la soprano française Anne Azéma compte parmi les chefs de file de la musique ancienne. Elle est également reconnue pour son travail dans bien d'autres répertoires, allant des chansons au luth de la Renaissance, au théâtre musical du vingtième siècle.
www.anneazema.com

Le vendredi 4 avril 2003. Papillons en liberté.
Le Jardin botanique de Montréal, en collaboration avec l'Insectarium, vous propose de fuir les rigueurs de l'hiver québécois, en visitant l'exposition Papillons en liberté, qui aura lieu du 14 février au 27 avril 2003, dans la grande serre d'exposition. Un spectacle tout à fait extraordinaire vous est présenté, à l'occasion de la 6ème édition de cet événement : la rencontre avec le fameux papillon bleu… le magnifique Morpho. Le battement de leurs ailes, en vol, provoque un scintillement de bleu métallique et de brun qui déconcerte ou embarrasse les oiseaux prédateurs. Au repos, sur le sol ou sur le tronc d'un arbre de la forêt tropicale, les ailes repliées ne laissent apparaître que la partie ventrale, de coloration brune bariolée de noir, camouflant ainsi le papillon au yeux des reptiles et oiseaux prédateurs.
Le Jardin botanique de Montréal.

Le jeudi 3 avril 2003. Nymphéas.
Ombres et lumière, pensées et musique.
Pétales de lune posés sur les eaux sombres et stagnantes,
dans leur blanche perfection,
elles éclairent la nuit.
Cynthia Dubois. Radio-Canada.

Le mercredi 2 avril 2003. Le leadership ne s'apprend pas à l'école.
Selon Henry Mintzberg, notre Peter Drucker canadien, même si les États-Unis et le Canada forment plus de 100 000 détenteurs de MBA par année, ces MBA n'avaient souvent pas de base, d'habiletés intrinsèques ni aucune expérience en gestion. Ils deviennent des gestionnaires mais ils n'ont pas l'étoffe d'un leader. C'est dès l'âge de 10 ans que se manifeste cette aptitude. "Après, tout ce qu'on peut faire, c'est créer des conditions qui favorisent le leadership, comme placer des gestionnaires dans des situations difficiles et changer ces situations pour leur permettre d'apprendre, les amener à réfléchir sur leur expérience... Mais tout ça, il faut le faire avec des gens qui sont déjà dans des positions de management et bâtir notre enseignement à partir de leur expérience à eux, pas sur des cas cités dans des livres." L'approche par compétence nous permettra sans doute de faire émerger plus rapidement ces habiletés intrinsèques au leadership en plaçant nos étudiants dans des situations où ils devront utiliser ces habiletés.
Michel Laflamme. Bulletin de L'APPAC n° 5.

Le mardi 1 avril 2003. Le management d'engagement.
Mintzberg préconise le management d'engagement qui est plus humain. Ces leaders donnent priorité à leurs collaborateurs qu'ils inspirent. En retour, ils obtiennent leur engagement ce qui leur permet de se valoriser au travail. Ces leaders animent le réseau organisationnel dont ils font partie. Leur stratégie est lente à émerger et vise l'efficacité à long terme. Cette stratégie permet de faire éclore les nouvelles idées dans la continuité et le respect de la culture de l'entreprise.
Henri Mintzberg.

Le mardi 25 mars 2002. Pourquoi ?
Question : Pourquoi les gorilles ont-ils des grosses narines ?
Réponse : Parce qu'ils ont de gros doigts.

Le lundi 17 mars 2003. À la Saint-Patrick, tout le monde est Irlandais.
Ayant quitté l'Irlande terrassée par des épidémies et des famines, les Irlandais ont contribué au développement de Montréal par leur bagage de dynamisme, de courage à toute épreuve, de joie de vivre et de traditions. Il n'est donc pas étonnant que le trèfle irlandais («shamrock») orne le drapeau de la métropole. À la mi-mars, dans les rues de la ville, le défilé de la Saint-Patrick est toujours fidèle au rendez-vous, en dépit des caprices de Dame Nature et des moments les plus sombres de notre histoire contemporaine.
montrealplus.ca | United Irish Societies of Montreal.

Le dimanche 16 mars 2003. Tom Thomson au Musée du Québec.
Tom Thomson est le précurseur du célèbre Groupe des Sept, créé par ses amis trois ans après son décès. On doit à ce groupe artistique canadien le développement d’une technique unique pour exprimer la richesse des paysages de leur pays. Thomson, quant à lui, a su représenter comme nul autre auparavant la nature du nord de l’Ontario, grâce à son extraordinaire sensibilité aux changements de couleurs et de lumière au fil des saisons.
Le Musée national des beaux-arts du Québec.

Le samedi 15 mars 2003. Le cassoulet de Castelnaudary.
Dans une casserole, recouvrir les haricots d'eau froide, faire blanchir en portant à ébullition pendant cinq minutes. Jeter l'eau. Recouvrir à nouveau ces haricots d'eau tiède. Garnir en ajoutant des couennes coupées en morceaux assez larges, une quantité abondante de gousses d'ail et de lard salé, hachés finement ensemble. Laisser mijoter environ deux heures. Il faut que les haricots soient bien cuits et restent fermes. Pendant ce temps, dans une grande poêle, faire dégraisser les morceaux de confit, les retirer et, dans cette graisse, faire rissoler la viande de porc et la saucisse. Ces deux préparations terminées, vider le tout dans la casserole. Tout d'abord une couche de haricots avec leur jus, puis une couche de viande que l'on recouvre avec le reste de haricots. Poivrer en surface généreusement. Déposer la saucisse sur le Cassoulet, l'enfoncer légèrement et arroser toute la surface de son jus encore bouillant. Mettre au four et laisser cuire jusqu'à ce qu'il se forme une croûte marron uniforme sur tout le dessus. Surveiller de temps en temps et, si le Cassoulet semble se sécher, l'arroser à l'eau chaude, sans toutefois le noyer. Laisser cuire ainsi trois à quatre heures. Servir très chaud.
Castelnaudary, capitale mondiale du cassoulet.

Le vendredi 14 mars 2003. Faut-il tuer le marketing ?
Le marketing à la Procter aurait-il vécu ? Oui. À trop vouloir la rationaliser, la pratique du marketing tue la créativité. Et si, pour retrouver la créativité, il fallait tuer le marketing de papa ? Exit les stratégies de conquêtes de part de marché, les études de recherche et développement, les enquêtes auprès de consommateurs, le benchmarking. Nées dans les années 1960, ces techniques ne sont plus incontournables. Pire, elles comportent un effet pervers : le panurgisme. Et conduisent à l'uniformisation des produits vendus. Soit exactement l'inverse de la mission assignée au marketing.
Jacques Neirynck « Le marketing sans marketing », (Cité par Magalie Claustres dans l'Entreprise.com)

Le jeudi 13 mars 2003. Il faut qu'une cause soit vraiment mauvaise...
J'espère ne jamais en arriver à bénir les bonnes causes qui se salissent et se nient en recourant à des moyens répugnants. Certes, je suis conscient que la vie peut confronter n'importe quel humain à des choix cornéliens. Je sais aussi qu'il est extrêmement douloureux et presque contre nature d'opposer des principes apparemment abstraits à des solutions qui côtoient la fange tout en promettant le salut et une conclusion glorieuse. J'ai une certaine idée de la gymnastique philosophique qui autorise le mensonge s'il sauve la vie d'un fugitif en danger. Toutes arguties remisées au placard, je garde la conviction suivante : une cause se dégrade quand elle s'immerge dans les horreurs qu'elle prétend combattre. Jusqu'à preuve du contraire, preuve que je souhaite ne jamais recevoir, je m'obstinerai donc, en Quichotte impénitent, à croire qu'aucune cause ne conserve de légitimité si elle s'acoquine avec le mensonge, la dissimulation, le trafic d'influence, la torture, le racisme, le meurtre.
Dixit Laurent Laplante.

Le mercredi 12 mars 2003. Petit code de philosophie militaire.
Article 1 : Quoi qu'il arrive, ne jamais paniquer, car on ne connaît aucun cas où un problème n'a pas fini par disparaître de lui-même dans l'oubli.
Colonel Adelson Davoine.

Le mardi 11 mars 2003. Nous sommes assis sur un volcan culturel.
En quoi la culture est-elle un enjeu d'instabilité ?
- Je voudrais faire prendre conscience aux Occidentaux que la culture est autant un facteur de paix que de guerre. On a tendance à penser que la culture rapproche les peuples, mais on oublie qu'elle les a aussi beaucoup séparés, on oublie que c'est au nom des valeurs culturelles, en fait la liberté, Dieu, la religion, que les hommes font des guerres depuis toujours. Avec la mondialisation de l'information, on va être beaucoup plus présents les uns face aux autres, et on va s'apercevoir des énormes différences culturelles qu'il y a entre nous. Il nous faudra réviser ce schéma que nous avons, qui suppose historiquement que plus il y a d'information, plus il y a de communication, plus les gens se rapprochent. C'est déjà discutable au sein d'un même pays ou d'une même aire culturelle, c'est encore plus discutable au niveau mondial. La question politique et intellectuelle qui se pose est la suivante: que faire pour que la mondialisation de l'information et de la communication, en faisant apparaître beaucoup plus clairement toutes nos différences culturelles, ne crée pas un mécanisme de rejet mutuel, donc un facteur supplémentaire de guerre? C'est pour cela que je parle de volcan.
Dominique Wolton auteur de « L'autre mondialisation », en entrevue pour L'Hebdo, Suisse.

Le dimanche 9 mars 2003. Appel aux jeunes pour la paix et l'équité dans le monde.
Extraordinaire ! Grâce aux nouvelles communications, il est maintenant possible pour nous, les jeunes de la nouvelle génération, d'observer ce qui se passe à l'autre bout du monde. Contrairement à l'époque de nos parents, nous pouvons aujourd'hui constater les horreurs reliés aux conflits au Moyen-Orient et à la pauvreté extrême des pays du sud. Nous, Occidentaux trop riches et protégés, oublions souvent que les richesses de la Terre sont distribuées de façon ridiculement inéquitable entre les êtres humains. Quelques personnes sont conscientes de ce phénomène, mais malheureusement peu d'entre nous agissent pour améliorer la situation.
Francis Raymond.

Le samedi 8 mars 2003. Le vrai combat du féminisme.
Élisabeth Badinter critique le radicalisme de certaines célèbres féministes américaines et affirme que le nouveau féminisme est dans un cul-de-sac depuis 15 ans. Elle est persuadée que le vrai combat du féminisme est celui qui fait éclater le patriarcat. Elle donne pour exemple le partage des tâches dans le privé qui demeure toujours inégal et pour lequel il faut lutter. La philosophe se réjouit par ailleurs des progrès, des bons coups du féminisme, en s'appuyant sur le fait que très peu de femmes voudraient effectuer un retour en arrière et adopter la manière de vivre de leurs propres descendantes.
Élisabeth Badinter. Radio-Canada. Le Point.

Le vendredi 7 mars 2003. Le Guerrier de la lumière.
« Écris : un guerrier de la lumière prête attention au regard d’un enfant, parce que les enfants savent voir le monde sans amertume. Lorsqu’il désire savoir si une personne est digne de confiance, il la regarde avec les yeux d’un enfant.
– Qu’est-ce qu’un guerrier de la lumière ?
– Tu le sais, répondit-elle en souriant.
C’est celui qui est capable de comprendre le miracle de la vie, de lutter jusqu’au bout pour ce en quoi il croit, et – alors – d’entendre les cloches que la mer fait retentir dans ses profondeurs. »
Jamais il n’avait jugé qu’il était un guerrier de la lumière. La femme parut deviner ses pensées.
« Tout le monde en est capable. Et personne ne se juge un guerrier de la lumière, bien que tout le monde puisse l’être. »
Il regarda les pages du cahier. La femme sourit de nouveau.
« Écris », répéta-t-elle.
Paul Coelho. Manuel du Guerrier de la lumière.

Le jeudi 6 mars 2003. Surprises en tout genre.
La démocratie est une utopie que l'humanité ne réalisera jamais dans toute sa perfection. Cela est connu. Cela n'est même pas anormal ou déprimant : il n'est pas nécessaire de suivre sa flèche jusqu'au pôle Nord pour que la boussole aimantée serve de guide et aide à garder le cap. L'utopie est motrice même si elle ne se réalise jamais en plénitude. La honte de notre temps, c'est que la démocratie soit si totalement souillée par ceux qui prétendent en répandre les bienfaits; la gloire de ce temps, c'est que la guerre soit parfois si justement perçue que tout, discipline de parti et risques financiers, cesse de peser quand elle menace.
Dixit Laurent Laplante.

Le mardi 4 mars 2003. Attendre.
Attendre la mort est une tâche d'homme,
comme à vingt ans on attend une lettre d'amour.
Oscar Leclercq. Le secret du résistant.

Le lundi 3 mars 2003. Notre liberté de pensée est menacée.
Presque tous nos quotidiens, nos hebdos et nos magazines au Québec appartiennent à trois hommes : Pierre Karl Péladeau, Paul Desmarais et Rémi Marcoux. C’est une des plus extraordinaire concentration de la presse au monde. Aujourd’hui, pour être en mesure de pouvoir nous dire quoi penser sans aucune entrave, ils veulent se débarrasser des syndicats.
Michel Chartrand. L'Aut'journal.

Le dimanche 2 mars 2003. Le goûter de bébé.
Les Rendez-vous du cinéma québécois ont décerné leurs prix au cours de la dernière journée de projections et d'activités de ce festival consacré au septième art de chez nous... Le court/moyen métrage de fiction qui obtient les faveurs de l'Association Québécoise des Critiques de Cinéma est celui des réalisateurs Richard Lacombe, Dominique Laurence et Éric Dupuis intitulé Le Goûter de bébé.
Radio-Canada-Nouvelles

Le samedi 1 mars 2003. La guerre de l'info.
Mensonges, demi-vérités: la guerre moderne est aussi un affrontement entre militaires et journalistes désireux de présenter leur vision des choses. Comment le public peut-il s'y retrouver?
Benoît Aubin. L'Actualité.

Le vendredi 28 février 2003. War Babies : un film à voir absolument.
À ne pas manquer ce vendredi, à 10 h, l'excellent documentaire de Raymonde Provencher (images de Robert Vanherweghem), War babies : nés de la haine, rediffusé dans le cadre de L'oeil ouvert... Il met au jour une réalité dont on n'entend jamais parler, celle de milliers des femmes violées en temps de guerre et qui se sont retrouvées enceintes. Comment ont-elles survécu à ce drame ? Que sont devenus ces enfants, nés de la haine ?
Télé-Québec | Voir

Le mercredi 26 février 2003. Un étudiant développe un site Web pour dénicher des bénévoles.
Un élève de l'école secondaire Patriotes-de-Beauharnois à Beauharnois, Rémy Vanherweghem, a constitué une banque informatisée où les individus et les mouvements socio-communautaires pourront à la fois se tenir au courant des endroits en quête de bénévoles. Le mini-portail informatique http://www.societaide.ca.tc permet du même coup à ceux et celles qui seraient disposés à faire du bénévolat d'offrir personnellement leurs services. "C'est un site où les bénévoles en région ont la possibilité de trouver des organismes où des lieux qui ont véritablement besoin d'eux et l'inverse aussi. Il comprend une liste où les personnes désireuses de faire du bénévolat de laisser leurs coordonnées", a expliqué l'adolescent de seize ans.
La Source du Haut-Saint-Laurent

Le lundi 24 février 2003. Un jour viendra.
Un jour viendra où les armes vous tomberont des mains, à vous aussi ! Un jour viendra où la guerre paraîtra aussi absurde et sera aussi impossible ...
Un jour viendra où il n'y aura plus d'autres champs de bataille que les marchés s'ouvrant au commerce et les esprits s'ouvrant aux idées.
Un jour viendra où les boulets et les bombes seront remplacés par les votes, par le suffrage universel des peuples, par le vénérable arbitrage d'un grand sénat souverain...
Un jour viendra où l'on montrera un canon dans les musées comme on y montre aujourd'hui un instrument de torture, en s'étonnant que cela ait pu être!
Un jour viendra où l'on verra ces deux groupes immenses, les États-Unis d'Amérique, les États-Unis d'Europe, placés en face l'un de l'autre, se tendant la main par-dessus les mers, échangeant leurs produits, leur commerce, leur industrie, leurs arts, leurs génies, défrichant le globe, colonisant les déserts, améliorant la création sous le regard du Créateur, et combinant ensemble, pour en tirer le bien-être de tous, ces deux forces infinies, la fraternité des hommes et la puissance de Dieu !
Victor Hugo. | Extrait du discours prononcé le 21 août 1849 lors du Congrès de la paix.

Le dimanche 23 février 2003. Étiologie.
Il est dans la vie des circonstances qui, quoique obscures, semblent succinctement coïncider avec les effets des causes qui paraissent les avoir produites.
Extrait du Traité de tautologie anonyme inédit.

Le samedi 22 février 2003. Ce qui mène le monde en ce moment...
Cliquez ici pour le découvrir.
De la part d'Arlette, de Belgique, coauteur des Mallettes scientifiques.

Le vendredi 21 février 2003. La terrible vérité sur les oiseaux.
Est-il encore permis de n'être ni méprisant ni insignifiant? De dire : il faut lutter contre la pauvreté, tout en sachant que chez les oiseaux comme chez les humains, il y a cette terrible vérité : certains parents sont foutrement irresponsables. Je ne vois pas en quoi ça diminue le drame de la pauvreté. Il me semble que c'est au contraire une fameuse façon de dire toute l'urgence qu'il y a à aider les enfants. Une raison de plus d'agir.
Yves Boisvert. La Presse.

Le jeudi 20 février 2003. La manie du refus global.
«on ne peut jouer à ce point l'utopie de la table rase sans un profond traumatisme non seulement collectif, mais aussi jusqu'au fond des consciences.»
La république des satisfaits, quoi! Diogène a éteint son fanal. Dans la nuit tous les chats sont gris. Tout est égal. Il y a bien des façons de se plonger dans la Grande Noirceur, à gauche comme à droite, au présent comme au passé. Ces néo-conformismes n'ont rien à envier à ceux d'hier. Et l'on se plaint de la perte de repères chez les jeunes. Quelle contradiction inconsciente!
Les catégories droite-gauche, privé et public restent bien abstraites par rapport aux comportements ambivalents ou contradictoires d'une majorité de citoyens qui sont plutôt progressistes-conservateurs, à la fois fédéralistes et nationalistes, individualistes et socialistes, étatistes et contre l'État, pour moins de taxes et plus de services, et quoi encore du même cru.
Comment donc faire des choix collectifs sensés avec cet écheveau inextricable de comportements contradictoires que des esprits fins-fins trouvent très intelligents et rusés, alors que nous sommes dans une société de plus en plus bloquée.
Jacques Grand'Maison. «Questions interdites sur le Québec contemporain» (Fides) cité dans La Presse.

Le mercredi 19 février 2003. Le piéton et la nation.
Une étude du Centre de recherche sur les transports, dont La Presse faisait état hier, révèle que les piétons québécois sont beaucoup plus imprudents que les piétons ontariens quand vient le temps de traverser la rue. Le premier ministre, Bernard Landry, y verra-t-il un nouvel argument en faveur de la souveraineté ?
André Pratte. La Presse.

Le mardi 18 février 2003. Les Guatémaltèques.
Ils n'ont rien, nous avons tout. Ils ont le sourire, nous avons les psychologues.
De Noémie, Antigua, Guatemala.

Le dimanche 16 février 2003. La fin de l'innocence américaine.
Jusqu'à ce jour les États-Unis pouvaient dire qu'un réel souci de la justice avait été présent au cœur des mobiles qui les avaient incités à la guerre. Ce fut le cas en ce qui a trait aux deux guerres mondiales du XXe siècle ; ce fut aussi le cas, dans une mesure décroissante, pour ce qui est de la guerre de Corée, de celle du Vietnam et plus récemment de celle du Koweit.
On pouvait encore dire d'eux ce que Thucydide disait des Athéniens du Ve siècle avant Jésus-Christ : «Ils méritent des louanges, ceux qui, tout en obéissant au penchant naturel à l'homme pour la domination, montrent plus d'équité que ne le permettrait leur puissance. »
S'ils vont jusqu'au bout de leur mouvement contre l'Irak, dans l'état actuel des choses, les Américains deviendront à leurs propres yeux, comme à ceux de tous les observateurs du monde, des impérialistes comme il y en eut tout au long de l'histoire et ils se condamneront à régner sur le monde par des méthodes plus violentes encore que celles des Romains, car ils se heurteront à plus de résistance.
Jacques Dufresne. L'encyclopédie de l'Agora.

Le samedi 15 février 2003. Manifestation pour la Paix.
À partir de 13 heures au départ du Carré Dominion (angle Peel et René-Lévesque) ce samedi 15 février 2003 à Montréal.
Le Collectif Échec à la Guerre réunit des groupes de femmes, de droits humains, des organisations syndicales, des associations étudiantes, des organismes de solidarité, des organismes de paix, des organismes communautaires et populaires, des organismes de communautés culturelles, des organismes laïques et religieux, etc. Tous partagent une même vision : la guerre n'est pas la solution.

Le vendredi 14 février 2003. La guerre aux clichés.
Quant au cliché à l'effet que les pacifistes mettent sur le même pied la démocratie aux États-Unis et la dictature en Irak, là encore, vous faites preuve de mauvaise foi. Vous devriez savoir pourtant qu'en Occident, la majorité des opposants à la guerre contre l'Irak se réclame de la démocratie américaine et occidentale et ne nie d'aucune façon que l'Irak est une dictature. Nous ne pouvons qu'être heureux que les institutions démocratiques des États-Unis et d'ailleurs freinent les pressions des intérêts financiers, pétroliers et militaires qui militent avec toute leur puissance en faveur de cette guerre. Nous ne descendons pas dans la rue pour protéger Saddam Hussein mais pour que les règles de droit édictées par les démocraties s’appliquent. Nous refusons une guerre qui a pour véritable objectif le contrôle des gisements de pétrole de la région.
Sans le droit et les lois, aucune société ne survivrait. La logique est la même à l'échelle internationale. Pour ne plus revivre les horreurs de la deuxième guerre mondiale à laquelle vous référez, l'humanité s'est donnée des lois et des principes universels qui servent à prévenir les guerres injustes, celle où la loi du plus fort tient lieu de règle. La guerre dite préventive à laquelle vous pourriez dire «yes sir» violerait le droit international. Cette guerre est pour le moment clairement injustifiable sur le plan du droit international. La seule référence à la Charte internationale des Nations Unies devrait suffire pour refuser de s'y engager.
Francine Néméh. (AQOCI).

Le jeudi 13 février 2002. L'évangile selon Saint George.
Figé dans son absolue certitude d'avoir raison, le président américain George Bush n'a que faire d'alliés qui ne se comportent pas en béni-oui-oui. Il tape du pied, les vilipende, les insulte. Et ses fidèles de faire chorus et d'enrichir de leurs pires trouvailles la litanie des blâmes. La France, l'Allemagne et maintenant la Belgique se conduisent de façon honteuse, irresponsable, inimaginable. À croire que ces survivants de la « vieille Europe » ne savent pas encore à qui l'évangile selon Bush promet ses béatitudes et à quelle géhenne le même évangile voue les coeurs tièdes. Sur cette lancée, le président américain fait savoir au Vatican que la doctrine de saint Augustin et de saint Thomas sur les caractéristiques d'une guerre juste fait l'objet d'une réécriture au Pentagone. Des alliés qui pensent par eux-mêmes n'ont pas leur place dans le ciel dont George Bush contrôle l'accès et le pape lui-même, s'il se montre pointilleux, pourrait séjourner au purgatoire. Qu'on se le dise, Dieu est américain et George Bush est son fidèle interprète. En cas de divergences entre Dieu et George Bush, le point de vue de George Bush prime.
Dixit Laurent Laplante.

Le mercredi 12 février 2002. Le centenaire de Georges Simenon.
Les événements mémorables ne ressemblent jamais à ce qu'on attend d'eux.
Georges Simenon, cité par Gilles Jobin.

Le lundi 10 février 2002. Rockefeller plutôt que Powell.
Il y a, au plus vif de cette crise, un persistant malentendu. Je dis persistant, car il ne date pas de l'arrivée de George W. Bush à la Maison blanche. Ce malentendu, c'est la confusion qu'entretient Washington entre les intérêts américains et les droits américains. Si un intérêt américain est mis en cause, aussitôt l'armée intervient pour le protéger ou le récupérer. Jamais, dans ce processus, on ne s'interroge sur la légitimité de l'action militaire. Il suffit d'un appétit insatisfait pour que la conquête soit traitée comme un droit. Le vocabulaire américain trahit d'ailleurs cette vision des choses. En effet, les États-Unis consentent à discuter quelque temps avec l'ONU, mais ils se réservent le « droit » d'agir seul si l'ONU refuse de cautionner leur impérialisme. Ce droit n'existe que dans le somptueux imaginaire américain. Il rappelle en termes de pensée magique le comportement du bambin que la vie en maternelle n'a pas encore socialisé : tous les jouets lui appartiennent de droit puisqu'il en a le goût.
...
Retournons par la pensée à un autre moment charnière de l'histoire. Le 6 août 1945, c'était Hiroshima. Le 8 août Albert Camus écrivait ceci :
...la civilisation mécanique vient de parvenir à son dernier degré de sauvagerie.
Puis, il enchaînait :
Qu'on nous entende bien. Si les Japonais capitulent après la destruction d'Hiroshima et par l'effet de l'intimidation, nous nous en réjouirons. Mais nous nous refusons à tirer d'une aussi grave nouvelle autre chose que la décision de plaider encore plus énergiquement encore en faveur d'une véritable société internationale, où les grandes puissances n'auront pas de droits supérieurs aux petites et aux moyennes nations, où la guerre, fléau devenu définitif par le seul effet de l'intelligence humaine, ne dépendra plus des appétits ou des doctrines de tel ou tel État.
L'essentiel, c'est ce dont parlait Georges Bernanos dans son journal de 1939-1940 : « Qu'une guerre soit réellement une juste guerre, nul, je pense, ne saurait l'affirmer avant la paix. Ce sont les paix justes qui font les guerres justes. » Voilà un essentiel qu'ignorent ceux qui ne veulent pas la paix.
Albert Camus et Georges Bernanos, cités par Laurent Laplante.

Le vendredi 7 février 2003. Histoire de rose.
C'était le premier jour de la rentrée à l'université, et notre professeur s'était présenté en nous enjoignant de faire connaissance avec quelqu'un que nous ne connaissions pas encore. En me levant pour regarder autour de moi, je sentis une main se poser doucement sur mon épaule. En me retournant, je vis une petite vieille toute fripée qui me regardait avec un sourire radieux irradiant de tout son être. " Bonjour, ma jolie, me dit-elle. Je m'appelle Rose. J`ai quatre-vingt-sept ans. Me permets-tu de te donner l'accolade ?" En riant, je lui répondis avec enthousiasme, "Bien sûr que vous le pouvez!" Et elle me gratifia alors d'une formidable étreinte. "Pour quelle raison une personne si jeune et si candide comme vous est-elle à l'Université ?" lui demandai-je.
Avec malice elle répondit, "Je suis là pour rencontrer un riche époux, me marier, faire deux enfants, et ensuite je profiterai de ma retraite pour voyager." "Non, sérieusement," lui demandai-je. J'étais curieuse de savoir ce qui avait pu la motiver à relever ce défi à son âge. -"J'ai toujours rêvé d'avoir une formation universitaire, et aujourd'hui j'en reçois une!"; me dit-elle. Le cours terminé, nous allâmes au foyer des étudiants siroter ensemble un milk-shake au chocolat. Nous étions devenues amies tout de suite. Ces trois premiers mois, nous partions chaque jour après les cours dans d'interminables discussions! J'étais inlassablement fascinée à l'écoute de cette "machine à remonter le temps" qui partageait avec moi sa sagesse et son expérience.

Après quelque temps, Rose était devenue la coqueluche du campus et elle n'avait aucun mal à se faire des amis partout où elle allait. Elle adorait se faire élégante et se réjouissait de l'attention que lui portaient les autres étudiants. Elle s'y prêtait de bonne grâce. À la fin du second trimestre, nous avons invité Rose à prendre la parole au banquet de notre équipe de foot. Jamais je n'oublierai les mots qu'elle nous y a dit alors. Après avoir été présentée, elle est montée sur le podium. Alors qu'elle commençait le discours qu'elle avait préparé, elle a fait tomber par terre une partie de ses notes. Frustrée et légèrement embarrassée, elle s'est alors penché sur le micro en disant simplement;"Excusez ma nervosité. Je ne bois plus de bière depuis le Carême, et ce whisky m'assomme! Je ne vais jamais retrouver l'ordre de mes notes, alors permettez-moi juste de vous dire ce que je sais." Tandis que tout le monde s'esclaffait, elle s'est éclairci la voix et a commencé :"Nous ne cessons pas de jouer parce que nous sommes vieux; nous devenons vieux parce que nous cessons de jouer. Il n'y a que quatre secrets pour rester jeune, être heureux, et connaître le succès.

1 - Il vous faut rire et faire preuve d'humour chaque jour.

2 - Il vous faut avoir un rêve. Lorsque vous perdez vos rêves, vous mourez. Vous avez tant de gens autour de vous qui sont morts et qui ne le savent même pas!

3 - Il y a une énorme différence entre vieillir et grandir. Si à dix-neuf ans vous restez dans votre lit une année entière sans rien
faire d'utile,vous atteindrez vos vingt ans. J'ai quatre-vingt-sept ans, et si je reste au lit toute une année sans faire quoi que ce soit, j'atteindrai mes quatre-vingt-huit ans. Tout le monde sait vieillir. Cela ne nécessite ni compétence ni disposition
particulières. L'idée est de grandir en trouvant toujours l'opportunité pour le changement.

4 - N'ayez aucun regret. Les personnes âgées n'ont habituellement pas de regrets pour ce qu'elles ont fait, mais bien plutôt pour ce qu'elles n'ont pas fait. Les seules à avoir peur de la mort sont celles qui ont des regrets.

Elle a terminé son discours en chantant bravement "La Rose".

A la fin de l'année, Rose a terminé la licence qu'elle avait entreprise durant toutes ces années.

Une semaine après avoir obtenu son diplôme, Rose est morte paisiblement pendant son sommeil. Plus de deux mille étudiants ont assisté à ses funérailles en hommage à la femme merveilleuse qui prêchait par l'exemple qu'il n'est jamais trop tard pour devenir tout ce qu'il vous est possible d'être.

Envoyé par Normand Beaulieu (SODET) et François Cantin (PÉRICLÈS).

Le mardi 4 février 2003. Prière.
Mon Dieu, donnez-moi assez de Sérénité
pour accepter ce qui ne peut être changé.
Mon Dieu, donnez-moi assez de Courage
pour changer ce qui peut l'être.
Mon Dieu, donnez-moi assez de Sagesse
pour discerner l'un de l'autre...
Gilbert Keith Chesterton

Le dimanche 2 février 2002. Si j’étais Saddam Hussein.
Le temps d’une lettre, l’écrivain Tahar Ben Jelloun s’imagine à la place du président irakien.
Si j’étais Saddam Hussein je commencerais par me raser la moustache. Je donnerais congé à mes sosies et j’irais ensuite dans mon village natal me recueillir sur la tombe de mes ancêtres. Je dirais des prières pour que Dieu, mon peuple, mes enfants me pardonnent. Je demanderais pardon aux centaines de milliers de familles qui ont perdu un ou deux des leurs dans les deux guerres inutiles que j’ai provoquées, celle, stupide et gratuite, avec l’Iran, puis celle, horrible et totalement injuste, que j’ai suscitée en envahissant le Koweït. Nourri depuis l’enfance de légendes héroïques où le sang est plus généreux que l’eau, j’ai cru que le destin m’avait désigné pour être le héros de cette nation. Cruelle erreur : je n’ai assuré à mon peuple que malheur et destruction. Je dirais pardon aux orphelins, aux veuves, aux survivants avec un corps mutilé, je m’adresserais ensuite aux morts, ceux que j’ai fait appeler « martyrs », je leur dirais que je me suis trompé, que mon orgueil et mes ambitions démesurés les ont envoyés à la mort. Je me mettrais à genoux, oui, moi, Saddam, celui qui a cru faire plier la plus grande puissance du monde, et implorerais leur pardon parce que je me suis fourvoyé. Je me tournerais ensuite vers mon peuple, qui vit dans des conditions insupportables du fait de l’embargo que j’ai provoqué, et je partagerais avec lui mes biens matériels et mes espérances pour que l’Irak redevienne un pays vivant, épanoui, libre et fier. >>>

Tahar Ben Jelloun, né en 1944 à Fès (Maroc), a suivi des études de philosophie. Il a publié une douzaine de romans dont «la Nuit sacrée» (prix Goncourt 1987) et des poèmes réunis dans «Poésies complètes» (1995 au Seuil). Dernier ouvrage paru: «l’Islam expliqué aux enfants» (Seuil).
Le 23 janvier dernier, dans un texte publié dans le magazine français Le Nouvel Observateur, Tahar Ben Jelloun se met dans la peau du président irakien Saddam Hussein. Joël Le Bigot a demandé à l'écrivain de lire sa lettre à l'émission Pourquoi pas dimanche du 2 février 2003 à Radio-Canada.

Le samedi 1 février 2002. L'allemand est une langue facile !
La personne qui sait le latin et qui est habituée à faire des déclinaisons l'apprend sans grandes difficultés. C'est ce que les professeurs d'allemand disent lors de la première leçon. Ensuite, on commence à étudier le der, des, den, dem, die et ils disent que tout est une suite logique. C'est donc facile. Pour s'en rendre compte, il suffit de regarder l'exemple suivant.
En premier lieu, vous achetez Le livre d'allemand. C'est un livre magnifique fourré d'une toile, publié à Dortmund et qui raconte les us et coutumes des Hotentotes (Hottentotten). Le livre précise que les kangourous (Beutelratten) sont capturés et placés en cages (Kotter), couvertes d'un tissu (Lattengitter) pour les abriter des intempéries. Ces cages s'appellent en allemand "Lattengitterkotter" (cages couvertes de tissus) et lorsqu'elles contiennent un kangourou "Lattengitterkotterbeutelratten".
Un jour, les Hotentotes arrêtèrent un assassin (Attentater), accusé d'avoir tué une mère (Mutter) Hotentote (Hottentottermutter), mère d'un fils bête et bégayeur (Stottertrottel). Cette mère se dit en allemand "Hottentottenstottertrottelmutter" et son assassin "Hottentottenstottertrottelmutteratentater".
La police capture l'assassin et le met provisoirement dans une cage à kangourou "Beutelrattenlattengitterkotter", mais le prisonnier s'échappe.
Tout de suite commencent les recherches et soudain un guerrier Hotentote arrive en criant :
- J'ai capturé l'assassin (Attentater)
- Oui? Lequel? demande le chef.
- Le "Lattengitterkotterbeutelratterattentater", répond le guerrier.
- Comment, l'assassin qui est dans la cage à kangourou couverte d'une toile? demande le chef des Hotentotes.
- C'est le "Hottentottenstottertrottelmutteratentater" (l'assassin de la mère Hotentote de l'enfant bête et bégayeur) répond l'indigène.
- Mais bien sûr, répond le chef Hotentote. Tu aurais pu dire tout de suite que tu avais capturé le "Hottentotterstottertrottelmutterlattengitterkotterbeutelrattenattentater".
Comme vous pouvez le constater, l'allemand est une langue facile. Il suffit de s'y intéresser...
Envoyé par Francis, de Belgique.

Le vendredi 31 janvier 2003. Les mots et la morale.
Le soldat qui assassine alors qu'il a toute la force nécessaire pour procéder à une arrestation dépasse le lynchage sans l'excuse de l'hystérie collective et applique la peine de mort sans la moindre des précautions judiciaires. Ce soldat est un tueur et celui qui lui ordonne de tuer est un tueur. Et cela se fait.
Dixit Laurent Laplante.

Le jeudi 30 janvier 2003. Ne soyons pas des lâches.
Ne vous demandez pas s'il y aura la guerre. Elle est déjà en cours. Même que vous êtes l'objectif de la première grande bataille. Rassurez-vous, vous n'en mourrez pas. On va juste vous endormir.
Pierre Foglia. La Presse.

Le mercredi 29 janvier 2003. Tiré de rapports d'évaluation individuelle établis par la hiérarchie :
1) Travaille bien seulement quand il est sous surveillance constante et qu'il est coincé comme un rat dans un piège.
2) Je ne permettrais pas à cet employé de se reproduire.
3) Dans mon dernier rapport il avait atteint le fond. Eh bien il a recommencé à creuser.
4) Elle se fixe des niveaux de performance très bas et ne les atteint pas régulièrement.
5) Cet employé devrait aller loin ! Et plus tôt il partira, mieux ce sera.
6) Cet employé prive un village, quelque part, de son idiot.
7) Pas le couteau le plus tranchant du tiroir.
8) Un gros ignorant ! 144 fois pire qu'un ignorant ordinaire.
9) A une mémoire photographique, mais avec le capuchon de la lentille collé dessus.
10) Aussi clair que la banquise en décembre.
11) Un organisme unicellulaire le bat sur les tests de QI.
12) A donné son cerveau à la science avant d'en avoir fini avec.
13) Est tombé de l'arbre généalogique.
14) Les barrières sont descendues, les lumières clignotent, mais le train n'arrive pas.
15) Il dispose de deux cerveaux : Le premier s'est perdu. L'autre est parti à sa recherche.
16) Si les cerveaux étaient taxés, il obtiendrait une ristourne.
17) Un peu plus stupide et il faudra l'arroser deux fois par semaine.
18) Si vous lui donniez un centime pour chacune de ses pensées, il vous rendrait de la monnaie.
19) En vous plaçant assez proche de lui, vous pouvez entendre l'océan.
20) Certains boivent à la fontaine de la connaissance, lui, il se gargarise.
21) Dur de croire qu'il est arrivé premier parmi un million de spermatozoïdes.
Envoyé, avec le sourire, par Robert VHW, de Montréal.


Le lundi 27 janvier 2003. Le rôle du thérapeute.
En tant que médecin, ma tâche est d'aider le patient à être capable d'affronter la vie. Au sujet des décisions ultimes qu'il fera siennes à ce propos, je ne puis avoir la présomption de me permettre un jugement, car je sais par expérience que toute contrainte, depuis l'allusion la plus légère jusqu'à la suggestion, en passant par toutes les méthodes d'influence que l'on voudra, ne détermine en fin de compte rien d'autre qu'un obstacle à l'expérience la plus importante et la plus décisive de toutes, qui est la solitude avec soi-même, avec son Soi, quelque nom que l'on choisisse pour désigner l'objectivité de l'âme. Le patient doit être seul, ne serait-ce que pour trouver et connaître ce qui le porte lorsqu'il n'est plus en état de se porter lui-même. Seule cette expérience peut donner à son être des fondements indestructibles.
Carl Gustav Jung (1875-1961), L'Âme et la Vie.
Cité par JM Bonheur.

Le vendredi 24 janvier 2003. Masquer ou vaincre sa peur ?
Moi aussi j’ai peur. La peur est instinctive et sans la peur nous serions déjà tous morts : c’est un réflexe de survie. Devons-nous donc cacher cette peur qui est en nous par nature, la dissimuler derrière une façade, miser sur notre apparence ?
Ce que nous pouvons faire, c’est apprendre à contrôler cette peur en nous pour ne pas rester bloqué par la crainte, et pour ne pas la transmettre aux autres qui comptent sur nous pour les aider, les libérer ou les faire grandir. Une mère qui transmet ses angoisses à ses enfants, un amie qui panique avec son ami qui vient lui demander un soutien, un professeur qui insécurise ses élèves, une conseillère qui hésite ou qui capitule devant la personne qu’elle doit guider… ces gens là, finalement, même s’ils sont compétents, ne sont pas d’une grande efficacité dans la vie quotidienne et ne rendent pas service aux autres. C’est plus qu’une question d’apparence, c’est un gros travail sur soi pour rester calme et disponible par amour pour les autres, pour pouvoir les aider, malgré notre propre peur. Je vois cela comme un acte d’amour, comme, par exemple, celui du père qui garde le moral pour sauver son jeune fils dans un camp d’extermination dans le film "La vie est belle".

Le jeudi 23 janvier 2003. Bourses d'admission Leadership HEC.
Chaque année, HEC Montréal offre des bourses d'admission (cliquez ici). Contactez madame Andrée Piché, conseillère en orientation scolaire et professionnelle (au bureau L-307-d, situé dans la bibliothèque du Cégep) pour obtenir des précisions et le formulaire à remplir avant le 1 mars 2003.

Le mercredi 22 janvier 2003.
Les Français sont en train de se poser la question de savoir s'ils ne devraient pas imprimer sur les paquets de cigarettes (dont le prix vient d'ailleurs d'augmenter considérablement) la photo d'un fumeur atteint du cancer du même nom ainsi que la mention " le tabac tue ". L'effet sera-t-il suffisamment dissuasif pour décourager les futurs consommateurs ou faire baisser la fréquence d'inhalation des adeptes de Jean Nicot (1530-1600). L'idée n'est pas bête et pourrait faire des petits. On ferait imprimer sur les sachets de bonbons des photographies de dents gâtées et sur les étiquettes des bouteilles de bière ou de whisky des clichés d'accidentés de la route perdant leurs derniers litres de sang dans le bas fossé. Sur chaque emballage plastique,chaque canette, chaque bouteille d'eau minérale, une vue de décharge publique où s'entassent pour les siècles des siècles les rebuts de notre société d'hyper consommation. Sur nos T-shirts, casquettes et chaussures de sport, on verrait le portrait des enfants esclaves qui, dans des caves obscures quelque part en Asie, pour quelques centimes d'euro, cousent de leurs petits doigts les vêtements que nous porterons seulement quelques fois avant de les bazarder parce que le coloris ne sera plus de saison. Il faudrait aussi apposer sur chaque litre d'essence l'image d'une mouette mazoutée et sur chaque baril de pétrole celle des terres inondées par les océans qui vont bientôt déborder suite au réchauffement de la planète ou celle de populations martyrisées par des guerres dont le seul but est de préserver l'approvisionnement d'or noir des pays les plus riches et les plus égoïstes du monde. Excusez-moi, je m'énerve. Au fond, la meilleure solution serait peut-être, tout simplement, de faire imprimer sur les billets de banque cette mention : "Peut nuire gravement à l'humanité".
Philippe Geluck. (Envoyé par Marie-Claire, Belgique.)

Le lundi 20 janvier 2003.
Bienvenue sur mon site dédié à mes élèves, amis et visiteurs !
Vous trouverez sur ce site les informations et les documents pour vos cours ainsi que des réflexions sur le métier de dirigeant et sur le sens de la mission du chef. Je répondrai personnellement à vos questions et à vos commentaires. Merci de votre visite.
Je vous souhaite une belle session d'hiver 2003 !

Le vendredi 17 janvier 2003.
Nous avons écrit ton nom dans le sable
Mais la vague l'a effacé
Nous avons gravé ton nom sur un arbre
Mais l'écorce est tombée
Nous avons incrusté ton nom dans le marbre
Mais la pierre a cassé
Nous avons enfoui ton nom dans nos coeurs
Et le temps l'a gardé
À la douce mémoire de Micheline Lavoie (1948-2003)


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