Albert Davoine - Archives du journal  - Quatrième année- 2002


Le mardi 24 décembre 2002. Joyeux Noël !

Dites, dites, si c'était vrai
S'il était né vraiment à Bethléem, dans une étable
Dites, si c'était vrai
Si les rois Mages étaient vraiment venus de loin, de fort loin
Pour lui porter l'or, la myrrhe, l'encens
Dites, si c'était vrai
Si c'était vrai tout ce qu'ils ont écrit Luc, Matthieu
Et les deux autres,
Dites, si c'était vrai
Si c'était vrai le coup des Noces de Cana
Et le coup de Lazare
Dites, si c'était vrai
Si c'était vrai ce qu'ils racontent les petits enfants
Le soir avant d'aller dormir
Vous savez bien, quand ils disent Notre Père, quand ils disent Notre Mère
Si c'était vrai tout cela
Je dirais oui
Oh, sûrement je dirais oui
Parce que c'est tellement beau tout cela
Quand on croit que c'est vrai.

Jacques Brel
© 1958 Editions musicales Pouchenel


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À visiter : La Charité-sur-Loire


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Le mercredi 18 décembre 2002. Philosophie Éducation Culture

Aveugle qui désire voir et qui sait que la nuit n'a pas de fin, il est toujours en marche.
Albert Camus, le Mythe de Sisyphe.


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Le lundi 9 décembre 2002. La ballade des ronds-de-cuir.

Ne dit-on pas que le septième jour, Dieu a dû se reposer parce que son directeur administratif ne retrouvait plus la copie du permis de création, que les inspecteurs du service financier menaient une enquête interne sur les comptes de dépenses du consultant en éthique et que le département des affaires juridiques préparait un avis sur la légalité de la bonté à une époque où le mal n'avait pas encore été inventé ?

Jean-Simon Gagné. Le Soleil. Québec.



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Le dimanche 8 décembre 2002. Être et avoir.

Avant de faire ce film, je crois que j'avais oublié à quel point il est difficile d'apprendre, mais aussi de grandir. Cette plongée à l'école me l'a rappelé avec force. C'est là, peut-être, le vrai sujet du film.

Nicolas Philibert, réalisateur du film Être et avoir.


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Extrait du Petit Prince :

La quatrième planète était celle du businessman.
Cet homme était si occupé qu'il ne leva même pas la tête à l'arrivée du petit prince.

Antoine de Saint-Exupéry


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Le jeudi 28 novembre 2002. Kyoto et la constitution canadienne.

L'histoire politique regorge d'exemples de bonnes causes défendues par des moyens répugnants et par des rastaquouères aux motifs tordus.

Dixit Laurent Laplante


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Le lundi 25 novembre 2002. Des démocraties mensongères.

Prenons surtout garde à ceci : la démocratie n'est pas, quoi qu'on en pense, une addition mathématique. Elle n'est pas le règne de la majorité. La démocratie est plus fidèle à son idéal lorsqu'elle ménage un espace vital aux minorités et aux oppositions que lorsqu'elle tend au parti unique. La démocratie n'est pas, comme le serait un sondage plus voyant que les autres, une réaction grégaire et malléable à un programme ou à un incident. La démocratie, comme Victor Hugo a commencé à le comprendre au milieu du XIXe siècle, n'est pas le gouvernement par la foule émotive et vindicative, mais celui d'un peuple attaché à des valeurs respectables et guidé par une constitution rédigée à tête reposée. Invoquer la majorité électorale pour complaire à la foule et restaurer la barbarie, c'est confondre démagogie et démocratie.

Dixit Laurent Laplante.


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Le dimanche 24 novembre 2002. La stratégie de l'autruche.

Par l'implicite conservation du statu quo pour tout ce qui touche au pouvoir, au contrôle des profits, à la division du travail, et pire, aux incessantes opérations de réingénierie, de fusions-acquisitions, il ne peut s'agir là que d'un humanisme de façade, d'un humanisme trompeur, portant les germes de sa trahison et de sa destruction. Comment, en effet, prétendre inviter l'employé à se libérer, s'exprimer, participer, se réaliser, adhérer à des valeurs partagées, si on s'acharne à toujours désigner les dirigeants comme les acteurs et réalisateurs de cette libéralisation (ce que dit explicitement toute théorie exposant les rôles «stratégiques» des chefs)?

C'est une libération qui est le plus couramment conçue comme le résultat d'une nouvelle culture d'entreprise octroyée, diffusée, organisée, téléguidée par des leaders et hauts dirigeants. Il n'est pas question de nier le rôle, évidemment déterminant, des dirigeants, mais d'insister sur le fait que ce rôle doit essentiellement consister à promouvoir un changement radical dans les conditions concrètes du vécu quotidien de chacun à son travail : une «culture» de synergie et de complicité doit être enracinée dans des pratiques réelles exprimant convergence, rapprochement, partage.

Pr. Omar Aktouf, cité dans Nouvelles Tend@nces en Management.


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Le samedi 23 novembre 2002. Assurer la relève.

En tant que chef d'entreprise, de quel droit générons-nous des changements de société si ce n'est pas pour le bien des autres, pour des finalités qui conviennent à l'humanité, dans l'humilité du renoncement au gaspillage, à la gloriole, à la domination ? Renoncer même finalement au pouvoir pour nous amener à assurer la relève, pour aider les autres à apprendre... Apprendre quoi ? À respecter, et à tendre passionnément, en humains autonomes et responsables, vers le beau, le bien, le vrai.

Qualité totale et qualité humaine


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Le vendredi 22 novembre 2002. Groupe Action Groulx.

Le Groupe Action Groulx fête aujourd'hui sa vingtième année d'existence et de service à la communauté. Il dispense de la formation aux femmes sans emploi. Il portera dorénavant le nom de:
La Porte de l'emploi de Thérèse-de-Blainville.
La Maison de l'emploi et du développement humain
100, Boulevard Ducharme, bureau 250
Ste-Thérèse, J7E 4R6
Téléphone : 450-435-4565
Télécopieur : 450-435-5586
Courriel : actiongroulx@qc.aira.com


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Le jeudi 21 novembre 2002. Planification et ressources humaines.

Janick Lamoureux, David Lavallée, Guillaume Vallée, et ensuite, Marie-Ève Corriveau et Mélodie Verreault-Nantel nous ont présenté leur séminaire sur la planification de la réduction du personnel à l'usine GM de Boisbriand, avec l'aide de monsieur Gérald Vallée, directeur de l'optimisation des procédés manufacturiers.


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Le mardi 19 novembre 2002. Leadership.

Andréanne Cadieux, Yann Lescarbeau, Frédéric Henry et Sébastien Vachon, étudiants en gestion, ont présenté cet après-midi un séminaire fort intéressant sur le leadership.
Marie-France Bazzo, aminatrice de l'émission Indicatif Présent à Radio-Canada, recevait justement ce matin Laurent Simon, professeur aux HEC, qui parlait des nouvelles tendances en management.
Lisez aussi la revue Nouvelles Tend@nces en Management.


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Le lundi 18 novembre 2002. Éthique.

J'ai beaucoup apprécié le travail professionnel de mes étudiants en gestion : Maxime Dubeau-Marcoux, Francis Morissette et Kim Racine et leur séminaire sur l'éthique et la responsabilité sociale.


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Le dimanche 17 novembre 2002. Le verbe s'est fait chair.

Le verbe s'est fait chair, la parole est action.
L'amour n'existe plus que par la création.
Pour être, on ne peut plus que disparaître un soir :
abandonner son nom et même sa conscience,
faire don de sa vie et de son existence
à l'autre qui nous suit ou qui nous accompagne.

©Albert Davoine (1997)(8-820)


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Le samedi 16 novembre 2002. Le credo de l'athée.

Si ce Dieu est amour, il n'est plus rien que l'homme.
Le Dieu d'amour n'existe en fait que dans le don
de l'existence même au début du chaos :
L'amour se désintègre et flambe l'univers
dans un élan d'espoir de se faire exister
librement, consciemment, par hasard,
avec la foi en l'homme aimant gratuitement
l'autre prochain qui passe et repasse parfois
pour donner à son tour le sourire et la paix,
le pain et la lumière et la beauté du geste.
Il donne sans compter sur le profit du ciel.
L'homme qui vit de Dieu, ne vit que le moment
présent. Il est vrai maintenant.
Il ne se soucie pas de la vie de la mort.
Il existe aujourd'hui et il aime vraiment.
Le plus parfait athée est le plus pur croyant.

©Albert Davoine (1997)(8-820)


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Le vendredi 15 novembre 2002. Le Pacha.



Le soldat est revenu de mission. Hourra ! Houra !
Le Pacha sur son porte-avions naviguait vers son destin, vers la gloire, avec la sérénité que procure le sentiment de la puissance tranquille sous le pont, sous ses pieds : quand des milliers de gens travaillent pour lui, quand des millions de gens lui font confiance.

Il a joué au chef. Il a bien joué son rôle. Mais ce n'était qu'un rôle. Et la guerre est finie.



Et lorsque la représentation est terminée, le metteur en scène fait son bilan, et les acteurs s'en retournent chez eux, comme des comédiens mal payés, seuls, les poings enfoncés dans les poches de leurs manteaux de pluie.



Car ils ne pleurent pas mais le ciel dégouline et la ville s'attriste.

Après le coup de théâtre, la routine reprend se droits. Le droit chemin doit être suivi.

Dieu et mon droit ! Heil ! Gott mit uns ! Inch Allah ! In God we trust.

Mais ce Dieu, s'il existe, n'est pas dans le droit chemin.

Car ce Dieu, s'il existe, ne peut être qu'amour.

©Albert Davoine (1997)(8-818)


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Le jeudi 14 novembre 2002. Et on redémarre ! Merci à monsieur Laurent Laplante.



Je paressais ce matin lorsque j’ai entendu le signal de l’ordinateur m’avertissant de la réception d’un courriel. Je me suis dit intuitivement : « Tiens, c’est Laurent Laplante qui sort de sa quarantaine ! » et j’ai pris quelque temps à me relever, laissant encore vagabonder mon esprit au gré de mes questions existentielles, batifolant sur les jeux de mots, sur le verbe qui se fait chair, sur le silence des agneaux, sur le tout-est-dit-rien-n’est-compris, le devoir d’enseigner et la vanité des vanités, bref, sur les errances du professeur vieillissant, du conseiller sceptique, du chercheur dérouté, du résistant désarmé…



Et je me suis relevé.



Je suis allé voir à la fenêtre, la virtuelle, celle qui ouvre possiblement un peu plus loin que sur ma rue ou mon jardin.

Il y avait là en effet un plus vieil homme que moi qui avait frappé et qui disait : « Et on redémarre ! », après quarante jours dans le désert.



Comme par hasard, hier, je rappelais à un ami son devoir de décrocher, de se faire délinquant pour mieux être complice, autant pour m’en convaincre encore moi-même, que pour l’amener à oser un regard indulgent sur sa propre douleur d’être humain lucide, courageux et généreux. Il me rappelait, avec l’amorce d’une timide brume au bord des yeux, qu’il n’était qu’une goutte d’eau dans l’océan, qu’il se sentait impuissant à contrer le mal ici et aux quatre coins du monde. Nous sommes convenus, entre vieux sages, que faire le bien signifiait aimer son prochain, en commençant par celui présent, juste à côté de nous, au gré des courants marins.



Naviguant comme un vaisseau dans le tourbillon galactique, ayant dépassé l’espace-temps du Siècle des Lumières, notre planète des singes frôle dangereusement le trou noir où se précipitent les inconscients. Mais il reste des électrons libres. Ils peuvent tantôt s’agglomérer aux molécules d’eau voisines, mais aussi voyager à la vitesse de la lumière aux confins de l’univers et induire un champ, j’allais dire un chant, magnétique.



Il nous faut vivre avec notre temps : pour réveiller la conscience de l’homme et de son humanité, le déploiement tous azimuts des grandes armadas ne semble avoir pour effet que de fertiliser la terreur et glorifier la captivité apparemment sécurisante. Au contraire, les électrons libres que sont les mots de l’homme qui plantait des arbres, ces fragments de musique stellaire qui ricochent sur la grande toile, ces paroles gratuites, rallument les consciences, ravivent les complicités, régénèrent le sens. Tisser la toile des hommes, c’est aussi bâtir la Terre des hommes.



Et on redémarre ! Dixit Laurent Laplante.




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À visiter : Bienvenue au Québec en hiver !


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Mercredi, 16 octobre, 2002.
Créer du fond de soi quelques notes nouvelles,
chercher dans ses racines, fleurs de sève, étincelles.
L'œuvre de toute une vie peut signifier cela :
faire naître une fleur,
une Petite Fleur.


Mardi, 10 septembre, 2002. Naissance de Juliette Lacombe,
fille de Richard et de Caroline Davoine, soeur de Jeanne.

Roméo : Aimer c'est ce qu'y a d'plus beau
Aimer c'est monter si haut
Et toucher les ailes des oiseaux
Aimer c'est ce qu'y a d'plus beau

Juliette : Aimer c'est voler le temps
Aimer c'est rester vivant
Et brûler au cœur d'un volcan
Aimer c'est c'qu'y a de plus grand

R,J: Aimer c'est plus fort que tout
Donner le meilleur de nous
Aimer et sentir son cœur
Aimer pour avoir moins peur

R, J, Chœurs: Aimer c'est ce qu'y a d'plus beau
Aimer c'est monter si haut
Et toucher les ailes des oiseaux
Aimer c'est ce qu'y a d'plus beau

Aimer c'est voler le temps
Aimer c'est rester vivant
Et brûler au cœur d'un volcan
Aimer c'est c'qu'y a de plus grand

Aimer c'est brûler ses nuits
Aimer c'est payer le prix
Et donner un sens à sa vie
Aimer c'est brûler ses nuits

Aimer c'est ce qu'y a d'plus beau
Aimer c'est monter si haut
Et toucher les ailes des oiseaux
Aimer c'est ce qu'y a d'plus beau
Aimer...

Paroles et Musique: Gérard Presgurvic 2000 "Roméo et Juliette"

À voir : Juliette par Gustave Courbet

Lundi, 26 août, 2002. Rentrée scolaire au Collège Lionel-Groulx.
Bienvenue à mes nouveaux élèves !

Réussir, cela veut dire re-sortir.
Sortir encore une fois
de cette peur qui glace
et nous fige sur place.

Et pour sortir du trou,
il faut voir et pré-voir,
se voir déjà dehors, se voir libre et heureux.

Il faut aussi savoir,
connaître son pouvoir,
mesurer ses talents, et accepter ses forces.

Réussir, c'est enfin, faire le premier pas
et prendre le chemin,
chaque jour, pour aller
n'importe où,
s'adapter au hasard,
et devenir humain.

(Poèmes de gestion)

À visiter : Carleton sur mer en Gaspésie


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Juillet-août 2002.
Nous faisons relâche durant les vacances scolaires.
Passez un bel été, en Gaspésie... ou ailleurs !
Au revoir !

Visitez le site de Daniel Davoine, peintre, Le Havre, France.


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Mardi, 18 juin, 2002.
Un porteur d'eau indien avait deux grandes jarres, suspendues aux deux extrémités d'une pièce de bois qui épousait la forme de ses épaules. L'une des jarres avait un éclat, et, alors que l'autre jarre conservait parfaitement toutes son eau de source jusqu'à la maison du maître, l'autre jarre perdait presque la moitié de sa précieuse cargaison en cours de route. Cela dura deux ans, pendant lesquels, chaque jour, le porteur d'eau ne livrait qu'une jarre et demi d'eau à chacun de ses voyages. Bien sûr, la jarre parfaite était fière d'elle, puisqu'elle parvenait à remplir sa fonction du début à la fin sans faille. Mais la jarre abîmée avait honte de son imperfection et se sentait déprimée parce qu'elle ne parvenait à accomplir que la moitié de ce dont elle était censée être capable.

Au bout de deux ans de ce qu'elle considérait comme un échec permanent, la jarre endommagée s'adressa au porteur d'eau, au moment où celui-ci la remplissait à la source:
- "Je me sens coupable, et je te prie de m'excuser."
- "Pourquoi ?" demanda le porteur d'eau. "De quoi as-tu honte ?"
- "Je n'ai réussi qu'à porter la moitié de ma cargaison d'eau à notre maître, pendant ces deux ans, à cause de cet éclat qui fait fuir l'eau. Par ma faute, tu fais tous ces efforts, et, à la fin, tu ne livres à notre maître que la moitié de l'eau. Tu n'obtiens pas la reconnaissance complète de tes efforts", lui dit la jarre abîmée.
Le porteur d'eau fut touché par cette confession, et, plein de compassion, répondit:
- "Pendant que nous retournons à la maison du maître, je veux que tu regardes les fleurs magnifiques qu'il y a au bord du chemin". Au fur et à mesure de leur montée sur le chemin, au long de la colline, la vieille jarre vit de magnifiques fleurs baignées de soleil sur les bords du chemin, et cela lui mit du baume au cour. Mais à la fin du parcours, elle se sentait toujours aussi mal parce qu'elle avait encore perdu la moitié de son eau. Le porteur d'eau dit à la jarre :
-"T'es-tu rendu compte qu'il n'y avait de belles fleurs que de ton côté, et presque aucune du côté de la jarre parfaite? C'est parce que j'ai toujours su que tu perdais de l'eau, et j'en ai tiré parti. J'ai planté des semences de fleurs de ton coté du chemin, et, chaque jour, tu les as arrosées tout au long du chemin. Pendant deux ans, j'ai pu grâce à toi cueillir de magnifiques fleurs qui ont décoré la table du maître. Sans toi, jamais je n'aurais pu trouver de fleurs aussi fraîches et gracieuses."
Transmis par Normand Beaulieu. SODET.

Lundi, 17 juin, 2002.
Ils ont faim? Et puis après?
Le verdict tombe : le sommet de Rome est un échec. Ils seront d'ailleurs nombreux à se demander de quoi il était question. Ils vibrent ou pleurent selon les résultats du Mundial, applaudissent ou rugissent au gré des avancées de la droite française, redoutent ou espèrent un changement de la garde à Ottawa ou à Québec, mais pourquoi s'intéresseraient-ils à un sommet mondial se préoccupant de la faim et de la pauvreté? Après tout, nous connaissons assez peu des humains qui, sous nos latitudes, sont morts de faim ou de soif. Alors, en quoi serions-nous concernés si le nombre des désespérés que créent la faim et la soif se maintient au palier de 800 millions ou s'il passe d'un milliard à deux ou trois milliards? Qu'est-ce qui nous prouve qu'il s'agit d'humains semblables à nous?
Dixit Laurent Laplante.

À visiter : Le Havre, France.

Vendredi, 14 juin, 2002.
La plupart des réalisations importantes dans ce monde ont été accomplies par des gens qui ont essayé encore après avoir perdu tout espoir.
Dale Carnegie.

Jeudi, 13 juin, 2002.
L'information est méprisée depuis toujours par les gens dits efficaces, par les puissants et les pressés, par ceux qui savent mieux que vous ce qui vous sera bénéfique, par tous ceux, en somme, qui croient la démocratie coûteuse, nocive, bêtement naïve. Ce mépris existait sous le joug des empereurs qui n'avaient que faire de l'opinion des vassaux et des inquisiteurs qui tenaient davantage à obtenir l'adhésion aveugle qu'à fournir des explications. Imposer l'alternative du " crois ou meurs ", c'est signifier en peu de mots que le plus fort s'estime dispensé du devoir de se justifier. Tout l'effort de la démocratie consiste à talonner quand même le plus fort sur le terrain de l'information et à convaincre le menteur de mensonge même quand il est le plus fort.
Dixit Laurent Laplante.

Mercredi, 12 juin, 2002. Philippe de Montigny, diplômé en marketing du Collège Lionel-Groulx, vous invite à visitez le site de Myotte Bellamy Productions, services d'animation, design, multimédia. Bonne chance à cette nouvelle entreprise !

Dimanche, 2 juin, 2002. Musées à découvrir au Québec.

Samedi, 25 mai, 2002.
Plus une organisation multiplie les codes, les chartes et tout autre mode d'affichage des valeurs, moins celles-ci sont crédibles, montre le philosophe Alain Etchegoyen dans un livre primé, La Valse des éthiques. "L'excès de discours reflète toujours la carence des pratiques." Plus on en parle, moins on le fait, c'est bien connu.
Michel Venne. Le vrai scandale. Le Devoir.

Vendredi, 24 mai, 2002.
Trop de milieux de travail sont gangrenés par l’immoralité mur à mur, la déresponsabilité pure et dure. Ces dernières sont très contagieuses. Chanceux ceux qui peuvent pelleter immoralités et irresponsabilités dans la cour de plus "petit" qu’eux c’est-à-dire de plus morales et responsables. Sinon, ils restent le tapis, l’alcool et autres drogues car c’est profondément déprimant tout ça. Malgré leurs beaux discours sur l’intégrité et la loyauté à la famille organisationnelle, les managers ne s’engagent pas et ce n’est pas par souci d’objectivité. C’est surtout qu’ils n’aiment pas les obligations et encore moins celles envers leurs mana-gerés. Ils répugnent à assumer toutes responsabilités surtout celles associées à leur "pouvoir".
Marguerite Paradis.

Jeudi, 23 mai 2002.
Dans la vie, il faut savoir supporter les injustices,
jusqu'à l'échelon hiérarchique où on est en droit d'en commettre soi-même.
Colonel Adelson Davoine. Petit Code de philosophie militaire #31.

Mercredi, 22 mai, 2002.
Par un après-midi de fin de printemps
j'ai fait un rêve semblable à une photographie.
J'ai vu Jésus-Christ descendre sur la terre,
par le versant d'une montagne
et redevenu enfant.
Il courait et se roulait dans l'herbe,
il arrachait des fleurs pour les éparpiller
et son rire éclatait à tous les échos.
Il s'était enfui du ciel.
Il était trop des nôtres pour se déguiser
en deuxième personne de la Trinité.
Au ciel tout était faux, et tout en désaccord
avec les fleurs et les arbres et les pierres.
[...]
Quand je mourrai, mon tout petit bonhomme,
l'enfant, le plus petit, que ce soit moi...
Prends-moi dans tes bras
et porte-moi dans ta maison.
Déshabille mon être humain et fatigué
et dans ton lit couche-moi.
Puis conte-moi des histoires, si d'aventure je m'éveille,
afin que je m'endorme à nouveau,
et fais-moi jouer avec des rêves à toi
jusqu'à ce que naisse un jour
de toi seul connu.

Voilà l'histoire de mon Enfant Jésus.
Pour quelle raison intelligible
ne serait-elle pas plus véritable
que tout ce que pensent les philosophes
et que tout ce que les religions enseignent ?
Fernando Pessoa. Le Gardeur de troupeaux VIII. O Guardador de Rebanhos VIII.
(Traduction d'Armand Guibert NRF-Poésie/Gallimard, pages 51 à 56.)

Mardi, 21 mai, 2002.
Où sont les chefs d'entreprise, les comptables, les courtiers, les architectes, les urbanistes, les ingénieurs, les musiciens, les romanciers, les médecins, les soldats, les pharmaciens dans le grand débat démocratique? [...] Il ne faut pas laisser la démocratie aux politiciens et aux journalistes. Pour que cette démocratie soit vivante, les citoyens - en particulier ceux qui savent - doivent retrouver le sens et le courage de la parole.
(André Pratte. Le grand silence. La Presse.)

Dimanche, 19 mai, 2002.
À visiter : Parfums de Méditerranée au Jardin botanique de Montréal

Samedi, 18 mai, 2002.
La condition essentielle à tout changement est la recherche de la vérité, et l'acceptation du risque de la solitude. Aucun changement ne s'accommode du moindre mensonge. Ou alors, nous courons vers les mirages dans le désert, nous achetons du cinéma.
(Le mirage du changement.)

Lundi, 13 mai, 2002.
La patience est la plus héroïque des vertus, précisément parce qu'elle n'a pas la moindre apparence d'héroïsme. (La pazienza è la più eroica delle virtù, giusto perchè non ha nessuna apparenza d'eroico.)
Leopardi (Giacomo, comte), Zibaldone.

Dimanche, 12 mai, 2002.
Dans la Grèce antique au printemps les anciens Grecs fêtaient Rhéa, la mère de tous les dieux. Les Romains au Ve. siècle avant Jésus-Christ, célébraient au mois de juin les "Matralia", fête des femmes et des mères.
(La fête des mères.)

Samedi, 11 mai, 2002.
Toute construction est prodigieusement complexe et fragile. Bâtir un édifice, une machine, un être humain, une relation, une entreprise, une société, un pays, est œuvre de longue haleine qui naît d'un éclair de génie, se couve en silence et se développe avec patience.
(Patience dans l'azur).

Mardi, 7 mai, 2002.
Quand la NASA a envoyé les premiers astronautes dans l'espace, ils se sont vite aperçus que les stylos ne fonctionnaient pas en absence de gravité. Pour résoudre ce problème, la NASA a commissionné une étude à Andersen Consulting (aujourd'hui Accenture). Après 10 années de travail et 12 millions de dollars, les Américains tenaient dans leurs mains un stylo capable d'écrire dans n'importe quelle position, en absence de gravité et avec une température comprise entre 0 et 300 degrés.
Les Russes ont utilisé des crayons...
(Une petite histoire vraie qui circule chez Alcatel Espace.)

Mercredi, 1er mai, 2002.
Il est revenu, le temps du muguet
Comme un vieil ami retrouvé
Il est revenu flâner le long des quais
Jusqu'au banc où je t'attendais
Et j'ai vu refleurir
L'éclat de ton sourire
Aujourd'hui plus beau que jamais

Le temps du muguet ne dure jamais
Plus longtemps que le mois de mai
Quand tous ses bouquets déjà seront fanés
Pour nous deux rien n'aura changé
Aussi belle qu'avant
Notre chanson d'amour
Chantera comme au premier jour

Il s'en est allé, le temps du muguet
Comme un vieil ami fatigué
Pour toute une année, pour se faire oublier
En partant il nous a laissé
Un peu de son printemps
Un peu de ses vingt ans
Pour s'aimer, pour s'aimer longtemps.

(Vassily Soloviev-Sedoï, Mikhaïl Matoussovski. Paroles françaises: Francis Lemarque.)

Mercredi, 24 avril, 2002.
Un bel exemple de partage de la richesse sur notre planète.
Un homme style élégant et BDSB (bien dans ses baskets) sort d'un supermarché, poussant un caddie rempli ras bord de marchandises et gourmandises en tout genre : champagne, foie gras, saumon, etc. En s'approchant du coffre de son magnifique 4X4, il aperçoit un homme qui ramasse de rachitiques brins d'herbes poussés à travers le béton du parking.
Le riche : excusez moi, Monsieur, mais que faites-vous ?
Le pauvre : je ramasse de l'herbe, c'est pour la manger, j'en ramène aussi à la maison, on n'a plus rien !
Le riche : Ah bon ! Si je peux me permettre, tenez voici ma carte avec mon adresse, venez plutôt manger à la maison !
Le pauvre : c'est gentil, M'sieur, mais j'ai une femme et huit mômes, et je, enfin...
Le riche : mais, c'est évident, venez avec votre famille !
Le pauvre : Oh alors, ça, c'est gentil ! Mais c'est que les grands y sont déjà mariés, pi z'ont aussi des petits !
Le riche : allons, mon ami, je vous en prie, venez tous !
Le pauvre : Z'êtes sûr, parce qu'y a aussi mes soeurs et mes beaux-frères, on est nombreux.
Le riche : Je vous le dis, j'insiste, ça me fait plaisir, venez tous, autour de chez moi, le gazon est haut comme ça, si vous êtes nombreux, en trois heures, c'est fait !
(Envoi de Francis-Philippe Dalcatel)

Vendredi, 19 avril, 2002.
Dans sa section des beaux textes, JM Bonheur vous suggère ceux-ci :
- Le but de la science du gouvernement (J.-C.-L. Simonde de Sismondi),
- La destination du prince n'est pas de veiller à notre bonheur (Fichte),
- Démocratie (Louis Pasteur),
- Unité de la politique et de la morale (Jean-Jacques Rousseau),
- L'éducation d'un prince (Marivaux),
- Profession paradoxale : l'enseignement (Lysette Brochu),
- L'amour de la sagesse (Bruno Giuliani),
- Ce jardin là... (Anonyme).

Mardi, 16 avril, 2002.
Un investisseur américain se promène au bord de l'eau dans un petit village côtier mexicain. Un bateau rentre au port, contenant plusieurs thons. L'Américain complimente le pêcheur mexicain sur la qualité de ses poissons et lui demande combien de temps il lui a fallu pour les capturer. " Pas très longtemps ", répond le Mexicain.
" Mais alors, pourquoi n'êtes-vous pas resté plus longtemps pour en attraper plus? " demande le banquier.
Le Mexicain répond que ces quelques poissons suffiront à subvenir aux besoins de sa famille.
L'Américain demande alors : " Mais que faites-vous le reste du temps?
"Je fais la grasse matinée, je pêche un peu, je joue avec mes enfants, je fais la sieste avec ma femme. Le soir, je vais au village voir mes amis, nous buvons du vin et jouons de la guitare. J'ai une vie bien remplie. "

L'Américain l'interrompt : "J'ai un MBA ( Master of Business Administration de l'université de Harvard et je peux vous aider. Vous devriez commencer par pêcher plus longtemps. Avec les bénéfices dégagés, vous pourriez acheter un plus gros bateau. Avec l'argent que vous rapporterait ce bateau, vous pourriez en acheter un deuxième et ainsi de suite jusqu'à ce que vous possédiez une flotte de chalutiers. Au lieu de vendre vos poissons à un intermédiaire, vous pourriez négocier directement avec l'usine et même ouvrir votre propre usine. Vous pourriez alors quitter votre petit village pour Mexico City, Los Angeles, puis peut-être New-York, d'où vous dirigeriez toutes vos affaires. "

Le Mexicain demande alors: " Combien de temps cela prendrait-il? "
"15 à 20 ans", répond le banquier.
" Et après? "
" Après, c'est là que ca devient intéressant, répond l'Américain en riant. Quand le moment sera venu, vous pourrez introduire votre société en bourse et vous gagnerez des millions. "
" Des millions? Mais après? "

" Après, vous pourrez prendre votre retraite, habiter dans un petit village côtier, faire la grasse matinée, jouer avec vos enfants, pêcher un peu, faire la sieste avec votre femme et passer vos soirées à boire et à jouer de la guitare avec vos amis...
(Pensée profonde communiquée par Pierre Prud'homme.)

Vendredi, 12 avril, 2002.
Pourquoi Die n'intervient-il pas ? [...] comme Dieu est un gentleman, je crois qu'il a simplement fait ce que nous lui demandions. Comment pouvons-nous espérer sa bénédiction et sa protection si nous lui demandons de nous laisser tranquilles?
(Extrait d'une réflexion d'Ann Graham qui nous est proposé aujourd'hui par Georgette Marcotte.)


Jeudi, 4 avril, 2002. Mariage.
Homme qui prends à toi, par l'anneau, cette jeune fille,
et ne lui donneras que juste ce qu'il faut pour souffrir l'enfant qu'elle mettra au monde,
Prends garde ! En elle, la voilée, en elle est une Inconnue.
Tu ne la connais ni ne t'en soucies;
Tu ne l'interroges ni ne la regardes;
Prends garde ! Elle est là, l'Inconnue - prends garde !
La mystérieuse petite fille aux yeux clos.
Elle est là, seule, vide, altérée...

Prends garde ! Il y a dans l'ombre autour d'elle,
Le vent en détresse, le chagrin d'automne,
L'étang pâle qui frissonne entre les herbes,
La plainte de l'oiseau qui passe,
La senteur d'un pays perdu qui la cherche et qui l'appelle,
Et sa tristesse dans ta maison,
Et sa solitude dans tes bras...

Prends garde ! Quelqu'un viendra qui l'apercevra à la dérobée,
Qui la reconnaîtra, l'Inconnue,
Qui la retrouvera, la perdue,
Qui la rejoindra, l'exilée,
Qui l'aimera, Celle que tu n'as jamais vue,
Qui te la prendra, Celle qu'il te reste à prendre,
Qui te l'ôtera, Celle que tu n'as jamais possédée,
La mystérieuse petite fille captive en ton épouse...

Il te la laissera, ton épouse vide,
Il te les laissera, ses mains qui travaillent,
Il te les laissera, ses habits qui marchent et son corps qui n'est qu'un habit plus lourd.
Il te la laissera, celle dont tu te sers...
Mais il te ravira celle dont tu n'as pas besoin,
La petite fille inutile comme un bleuet dans un champ de blé...

Et personne ne t'aura rien volé.

Marie Noël. Notes intimes.

Dimanche de Pâques, 31 mars 2002.
Si la note disait : ce n'est pas une note qui fait la musique ...
... il n'y aurait pas de symphonie.
Si le mot disait : ce n'est pas un mot qui peut faire une page ...
... il n'y aurait pas de livre.
Si la pierre disait : ce n'est pas une pierre qui peut monter un mur ...
... il n'y aurait pas de maison.
Si la goutte d'eau disait : ce n'est pas une goutte d'eau qui peut faire une rivière ...
... il n'y aurait pas d'océan.
Si le grain de blé disait : ce n'est pas un grain de blé qui peut faire un champ ...
... il n'y aurait pas de moisson.
Si l'homme disait : ce n'est pas un geste d'amour qui peut sauver l'humanité ...
il n'y aurait jamais de justice, de paix, de dignité et de bonheur sur la terre des hommes.

Comme la symphonie a besoin de chaque note,
Comme le livre a besoin de chaque mot,
Comme la maison a besoin de chaque pierre,
Comme l'océan a besoin de chaque goutte d'eau,
Comme la moisson a besoin de chaque grain de blé,
L'humanité toute entière a besoin de toi,
là où tu es,
Unique et donc irremplaçable.

Michel Quoist. (De la part de Georgette Marcotte.)

Mardi, 26 mars, 2002.
Je ne crois pas qu'il puisse
y avoir sur terre
une seule religion.
Mais si un homme atteint
le coeur de sa propre religion,
il atteint aussi le coeur
des autres religions. "
Gandhi

Au mois de mars 2002, visitez le Maroc.

À visiter : Le Château de Mer. Safi. Maroc.

Mercredi, 27 février, 2002.
Le bonheur est un doux parfum qu'on ne peut répandre sur autrui
sans en faire rejaillir quelques gouttes sur soi.
(Ralph Waldo Emerson)

Mardi, 26 février, 2002.
Depuis six mille ans, la guerre
plaît aux peuples querelleurs,
et Dieu perd son temps à faire
les étoiles et les fleurs.
(Victor Hugo)

À visiter : L'allumeur de réverbères. Galerie Nuits Blanches sur Montréal, sur le site du Festival Montréal en Lumière

Vendredi, 22 février, 2002.
Il ne s'agit pas d'atteindre la perfection, mais la plénitude.
(Carl Gustav Jung. Transmis par Jean-Philippe Archambault.)

Lundi, 18 février, 2002.
Une belle escapade, même en hiver : La Cidrerie Les Vergers Lafrance à St-Joseph-du-Lac.

Dimanche, 17 février, 2002.
Tout est dit, rien n'est compris.
Qu'en est-il de notre pouvoir de changer les autres, de leur faire accepter des idées, des connaissances nouvelles, de modifier leurs sentiments de peur et de haine, de les faire agir autrement ?
(Nouvelles Tend@nces en Management. Billet.)

Samedi, 16 février, 2002.
Tu bordes mes hivers
avec la patience et le regard inquiet
d'une mère aux aguets pour son enfant fragile.
Quatre saisons

Dimanche, 10 février, 2002. Le Carnaval de Québec

Samedi, 9 février, 2002.
Je ne connais pas la clé du succès,
mais si vous voulez un moyen infaillible de rater votre vie :
efforcez-vous de plaire à tout le monde.
(Bill Cosby.)

Dimanche, 3 février, 2002.
Il y a deux règles pour avoir du succès :
La première consiste à ne pas dire tout ce que l'on sait..
(Pierre Prud'homme. Pensée Profonde numéro 25.)

Lundi, 21 janvier 2002. Bienvenue au Maroc

Dimanche, 20 janvier 2002.
Lorsque nous étions réunis à table et que la soupe fumait, Maman disait parfois: "Cessez un instant de boire et de parler". Nous obéissions... "Regardez-vous", disait-elle doucement. Nous nous regardions sans comprendre, amusés. "C'est pour vous faire penser au bonheur", ajoutait-elle. Nous n'avions plus envie de rire...
"Une maison chaude, du pain sur la nappe, des coudes qui se touchent: voilà le bonheur", répétait-elle à table. Puis le repas reprenait tranquillement. Nous pensions au bonheur qui sortait des plats fumants et qui nous attendait dehors, au soleil. Et nous étions heureux.
Papa tournait la tête, comme nous, pour voir le bonheur jusque dans le fond du corridor. En riant, parce qu'il se sentait visé, il disait à ma mère: "Pourquoi tu nous y fais penser, à ce bonheur ?"
Elle répondait: "Pour qu'il reste avec nous le plus longtemps possible".
(Julos Beaucarne)

Samedi, 19 janvier, 2002.
L'amour humain est essentiellement constitué de passion, d'intimité et d'engagement. Trois composantes qui s'entremêlent, s'équilibrent et se renforcent mutuellement pour construire un projet à la fois complexe et simple, fragile et durable, grandiose et discret.
(Concerto pour un projet)

À visiter : Noël en Méditerranée L'exposition de fin d'année du Jardin botanique de Montréal du 14 décembre 2001 au 14 janvier 2002

Mardi, 8 janvier, 2002.
Une affirmation gratuite, ça ne vaut pas grand chose.
(Pierre Prud'homme. Pensée profonde 144.)

Lundi, 7 janvier, 2002.
Beaucoup de gens, en effet, sont tristes après la réalisation d'un projet. Les étudiants, le lendemain d'un examen, disent: je flotte, ma journée est vide. Ils trouvent rapidement autre chose à faire parce qu'ils sont jeunes et qu'ils ont des plaisirs et des soucis: de quoi faire une vie. Mais beaucoup dépriment après un accomplissement. Un ami, qui venait de faire une très belle exposition de peinture, m'a dit récemment: c'est un bonheur et je sais que je vais avoir six mois de dépression...
(Les clés du bonheur, un entretien avec Boris Cyrulnik. Le Nouvel Observateur.)

Vendredi, 4 janvier, 2002.
Pour tout dire, je suis convaincu, en outre, don Quichotte que je suis, qu'une société est plus profondément transformée par quelques centaines ou quelques milliers de citoyens prêts à réfléchir que par des phalanges de consommateurs passifs. À défaut de résolutions, c'est ce pari que j'essaierai de tenir.
(Dixit Laurent Laplante.)

Mercredi, 2 janvier, 2002.
Le sens de la vie supprimé, il reste encore la vie.
(Albert Camus. L'homme révolté. Cité par Christophe Spielberger.)

Mardi, 1er janvier, 2002.
Il est des matins clairs comme des cris d'enfants
Qui s'éveillent joyeux au rouge crépuscule
Débordant de la terre, envahissant les cieux
Pour allumer enfin l'azur de ses lumières.
(Parfum d'éternité.)


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